Le combat contre l’inflation progresse mais n’est pas fini, dit Lagarde (BCE)
FRANCFORT (Reuters) – Les pressions inflationnistes en zone euro s’affaiblissent comme prévu mais la croissance des salaires reste élevée et les perspectives restent très incertaines, ce qui signifie que la Banque centrale européenne (BCE) doit encore poursuivre sa lutte contre la hausse des prix, a déclaré lundi la présidente de l’institution, Christine Lagarde.
La BCE a porté son taux de dépôt au niveau record de 4% cette année pour juguler l’inflation mais elle a opté pour une pause lors de sa dernière réunion en octobre et les marchés ont commencé à anticiper une première baisse de taux l’an prochain, dès avril ou juin.
« Ce n’est pas le moment de commencer à déclarer victoire », a dit Christine Lagarde lors d’un discours à la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
« Nous devons rester attentifs aux différentes forces affectant l’inflation et fermement concentrés sur notre mandat de stabilité des prix ».
Christine Lagarde a dit s’attendre à ce que les pressions inflationnistes continuent de s’atténuer tout en avertissant que la croissance globale des prix pourrait accélérer dans les prochains mois et que les perspectives à moyen terme étaient entourées d’une « incertitude considérable ».
Les taux d’intérêt élevés, l’affaiblissement de la croissance économique et le ralentissement du marché du travail vont aider à ramener l’inflation à l’objectif de 2%, a estimé Christine Lagarde.
Sur la politique monétaire, la présidente de l’institut de Francfort a répété le mantra actuel de la BCE selon lequel le maintien de taux élevés pendant « suffisament longtemps » aidera a restaurer la stabilité des prix.
Les nouvelles prévisions économiques de la BCE attendues en décembre, qui inclueront pour la première fois des projections pour 2026, seront également cruciales, a ajouté Christine Lagarde.
(Rédigé par Balazs Koranyi, Blandine Hénault pour la version française, édité par Kate Entringer)
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