La stratégie de Renault en Inde confortée par l’accord avec l’UE selon le directeur général de la marque
CHENNAI (Inde), 27 janvier (Reuters) – Renault s’est félicité mardi de l’annonce d’un accord commercial de grande ampleur entre l’Union européenne et l’Inde, qui vient conforter selon lui sa stratégie de développement sur le marché indien.
« Il montre la direction et cette capacité à travailler plus étroitement entre l’Europe et l’Inde, ce qui est pour nous une bonne nouvelle car nous sommes une entreprise pariant sur ces deux continents », a dit à Reuters Fabrice Cambolive, directeur général de la marque Renault, dans une interview.
Le Premier ministre indien Narendra Modi a annoncé mardi que l’Inde et l’Union européenne avaient finalisé un accord commercial historique. Cet accord, alors que les deux partenaires cherchent à se prémunir de relations plus délicates avec les Etats-Unis, devrait permettre à l’UE de disposer d’un vaste accès au marché indien.
Après plusieurs années d’absence du modèle sur le marché indien, Renault a révélé mardi un nouveau SUV Duster conçu notamment pour l’Inde afin d’y regagner des parts de marché et d’accélérer sa croissance hors d’Europe.
« L’Inde n’était peut-être pas la première des priorités ces quatre dernières années, mais elle le deviendra à cause de cette stratégie de rapprochement, de la force de nos effectifs sur place, du potentiel de croissance du marché et, bien sûr, du FTA (‘l’accord de libre-échange’) », a ajouté Fabrice Cambolive, également « Chief growth officer » de Renault Group.
L’accord, qui devrait être selon lui « bi-directionnel », renforcera la volonté de Renault d’investir sur les deux continents « parce que nous sommes d’une certaine manière une entreprise indienne et européenne », a-t-il poursuivi.
Fabrice Cambolive a également confirmé que Renault préparait deux véhicules supplémentaires pour l’Inde, et que d’autres suivront d’ici 2030.
L’usine Renault de Chennai continuera aussi de produire des voitures pour Nissan, partenaire historique du constructeur automobile français, mais Renault est ouvert à de nouveaux partenariats, a ajouté le directeur général de la marque au losange, citant en exemple les projets engagés avec le chinois Geely en Amérique latine et en Corée, ou avec l’américain Ford en Europe.
(Reportage Aditi Shah, version française Gilles Guillaume, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


