La Fed abaissera ses taux en décembre face à la faiblesse du marché du travail, selon des économistes
par Indradip Ghosh
BANGALORE (Reuters) – La Réserve fédérale américaine (Fed) abaissera à nouveau son taux directeur de 25 points de base en décembre afin de soutenir un marché du travail en perte de vitesse, estiment 80% des économistes interrogés par Reuters, un chiffre en légère hausse par rapport au sondage réalisé en octobre.
Ces paris croissants contrastent avec le désaccord manifeste entre les membres du Federal Open Market Committee (FOMC), quant à la nécessité d’une baisse supplémentaire des taux cette année, compte tenu de l’absence de données officielles en raison de la fermeture de l’administration fédérale, qui dure depuis le 1er octobre dernier.
Après une baisse de 25 points de base en octobre, qui a par ailleurs suscité de rares divergences dans les deux sens, le président de la banque centrale, Jerome Powell, a laissé entendre qu’une réduction lors de la réunion qui s’achèvera le 10 décembre prochain était loin d’être acquise.
Une majorité de 80% des économistes interrogés par Reuters (84 sur 105) estime pourtant que le FOMC réduira l’objectif de taux des « fed funds », qui se situe actuellement dans une fourchette de 3,75% à 4,00%, d’un quart de point pour la troisième fois consécutive, le ramenant entre 3,50% et 3,75%, conformément aux prévisions du marché.
Vingt-et-un des économistes affirment en revanche s’attendre à une pause de la part de la Fed.
« De manière générale, le marché du travail reste relativement faible, et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles nous pensons que le FOMC maintiendra sa baisse de taux en décembre. Cependant, le risque pour décembre réside potentiellement dans des données économiques susceptibles de dissiper ce sentiment de faiblesse », a déclaré Abigail Watt, économiste chez UBS.
La Chambre américaine des représentants va se prononcer mercredi sur un projet de loi destiné à mettre fin à la paralysie des opérations de l’administration fédérale, ce qui permettrait, après la promulgation du texte par le président américain Donald Trump, le retour de certains indicateurs officiels, dissipant au moins une partie de l’incertitude qui règne autour des données avant la réunion.
« Nous constatons déjà une certaine divergence d’opinions sur la mesure dans laquelle les préoccupations liées au marché du travail dominent la dynamique de l’inflation… Les tensions liées au mandat risquent de s’aggraver à l’approche de l’année prochaine. Il est possible que l’économie s’améliore et que les pressions inflationnistes continuent de s’accentuer », a ajouté Abigail Watt.
L’indice des prix des dépenses de consommation personnelle (PCE), la mesure de l’inflation privilégiée par la Fed, est resté supérieur à son objectif de 2% pendant plus de quatre ans, la plus longue période depuis 1995, et le sondage montre qu’il resterait en moyenne supérieur à 2% jusqu’en 2027.
« Le fait que l’inflation soit supérieure à l’objectif depuis longtemps pourrait nuire à la crédibilité de la Fed. C’est l’un de ces facteurs que les gens ne remarquent pas forcément, auxquels ils ne prêtent pas attention, et dont ils prennent soudainement conscience (…) Nous serons un peu plus prudents avant de considérer l’inflation liée aux droits de douane comme purement temporaire », souligne Josh Hirt, économiste chez Vanguard.
FAIBLE NIVEAU D’EMBAUCHE
Près de la moitié des économistes interrogés s’attendent toujours à ce que le taux directeur baisse à une fourchette comprise entre 3,25% et 3,50% au prochain trimestre, ce qui correspond également à l’opinion médiane. Il n’y a pas de majorité claire parmi les personnes interrogées quant au niveau de taux des « fed funds » à la fin de 2026.
Près de 70% des économistes interrogés dans le cadre d’une autre question, soit 36 sur 52, déclarent par ailleurs que la croissance de l’emploi est plutôt stable depuis le début du « shutdown », malgré qu’une série de données du secteur privé a indiqué que les entreprises américaines avaient récemment supprimé des postes.
Si 16 d’entre eux estiment que le recrutement s’était détérioré, aucun n’a déclaré qu’il s’était amélioré. Le taux de chômage, qui s’élevait à 4,3% en août, devrait rester inchangé ce trimestre et augmenter légèrement pour atteindre une moyenne de 4,5% l’année prochaine, selon les moyennes tirées de l’enquête.
« Le marché du travail est en train de ralentir, certes, mais il ne s’effondre en aucun cas », déclare Stephen Juneau, économiste chez Bank of America Securities, qui dit constater un faible niveau d’embauche, mais pas de licenciements massifs.
« Le mois de décembre n’est peut-être pas encore joué, à moins que (Jerome) Powell ne voie des signes plus évidents que les risques de ralentissement du marché du travail se concrétisent réellement », ajoute-t-il.
L’économie américaine, qui a connu une croissance de 3,8% au deuxième trimestre et qui devrait avoir progressé de 2,9% au troisième, ralentira à 1% au cours des trois derniers mois de 2025, selon la médiane des enquêtes.
La croissance devrait ensuite s’établir en moyenne à environ 1,8% par an jusqu’en 2027, ce que les responsables de la Fed considèrent actuellement comme un taux non inflationniste.
(Indradip Ghosh ; avec Renusri K et Aman Kumar Soni ; version française Diana Mandia ; édité par Augustin Turpin)
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