Fast Retailing (Uniqlo) abaisse sa prévision de bénéfice semestriel avec les droits de douane américains
TOKYO (Reuters) – Fast Retailing a abaissé jeudi de 10 milliards de yens (61 millions d’euros) sa prévision de bénéfice pour le second semestre, le propriétaire d’Uniqlo s’attendant à ce que les droits de douane américains affectent sa rentabilité en Amérique du Nord.
La majorité des produits d’Uniqlo vendus aux États-Unis, un marché en pleine croissance, sont fabriqués en Asie du Sud-Est, où les plateformes d’exportation de vêtements ont été frappés par des droits de douane allant jusqu’à 49%. Le président américain Donald Trump a néanmoins annoncé mercredi une pause de 90 jours sur les droits de douane dits réciproques.
Fast Retailing a déclaré prévoir une baisse de 2 à 3% de son bénéfice consolidé au second semestre avec l’impact de ces droits de douane.
« En ce qui concerne le second semestre, une quantité importante de marchandises est déjà arrivée aux États-Unis, donc (…) nous nous attendons à ce que l’impact des droits de douane soit limité », a déclaré le directeur financier de Fast Retailing, Takeshi Okazaki.
« Nous continuerons à évaluer la situation à partir de la prochaine année fiscale et nous réagirons de manière appropriée », a-t-il ajouté.
Fast Retailing, a par ailleurs relevé sa prévision de bénéfice d’exploitation pour l’ensemble de l’année à 545 milliards de yens, contre 530 milliards de yens précédement.
Le groupe a cité ses ventes solides au Japon et dans ses segments internationaux au cours du premier semestre, qui ont permis de réduire l’impact de la contraction du chiffre d’affaires et des bénéfices en Chine continentale.
Pour le second trimestre, il a affiché un bénéfice d’exploitation de 146,7 milliards de yens, au-dessus des estimations des analystes qui tablaient en moyenne sur 125,9 milliards de yens, selon les données de LSEG.
(Rédigé par Rocky Swift ; version française Etienne Breban et Noémie Naudin ; édité par Augustin Turpin)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


