Air France-KLM accuse une perte plus importante qu’attendu au 1er trimestre
(Reuters) – Air France-KLM a publié mardi une perte d’exploitation plus importante que prévu au premier trimestre, alors que le groupe franco-néerlandais a fait face à une hausse des coûts, alimentée notamment par des indemnisations de clients et un paiement exceptionnel de salaire aux employés de KLM en janvier.
Les compagnies aériennes européennes peinent à répondre à la flambée des coûts à laquelle elles sont confrontées ces derniers mois, dans un contexte de mouvements sociaux et de perturbations géopolitiques. Parmi elles, Lufthansa a averti plus tôt ce mois-ci sur ses résultats annuels, citant une série de grèves ayant perturbé ses opérations.
Air France-KLM a toutefois confirmé mardi ses objectifs annuels, notamment un coût unitaire attendu entre 1% et 2% par rapport à 2023, en dépit d’une hausse de celui-ci de 4% au premier trimestre.
« Comme prévu, notre résultat d’exploitation a été impacté par les coûts liés aux perturbations opérationnelles et par le ralentissement de l’activité Cargo », a déclaré le directeur général du groupe, Ben Smith, dans un communiqué.
« Nous restons néanmoins confiants dans notre capacité à atteindre nos objectifs de coûts unitaires pour 2024 », a-t-il ajouté.
Air France-KLM a enregistré sur la période janvier-mars une perte d’exploitation de 489 millions d’euros. Les analystes anticipaient une perte trimestrielle de 424 millions d’euros, selon un consensus compilé par le groupe, après une perte de 306 millions d’euros au quatrième trimestre 2023.
Son résultat net a aussi été décevant, avec une perte de 480 millions d’euros alors que les analystes attendaient en moyenne un montant de 407 millions d’euros.
Cela s’explique notamment par les difficultés opérationnelles de KLM entre décembre dernier et début mars, avec pour conséquence le versement aux clients d’indemnisations d’environ 50 millions d’euros au total.
(Joanna Plucinska à Londres et Diana Mandia à Gdansk; version française Jean Terzian, édité par Blandine Hénault)
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