Burkina Faso : les mariages coutumiers et religieux désormais transcrits à l’état civil
Les mariages coutumiers et religieux franchissent une nouvelle étape de reconnaissance au Burkina Faso. Dans une circulaire adressée aux officiers d’état civil, le ministre d’État en charge de l’Administration territoriale, Emile Zerbo, instruit la transcription systématique de ces unions dans les registres officiels. Cette mesure fait suite à l’entrée en vigueur de la loi n°12-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant code des personnes et de la famille, promulguée par le décret n°2025-1232/PF du 25 septembre 2025 et publiée au Journal officiel.
Une reconnaissance encadrée par la loi
Désormais, en vertu de l’article 221-39 du code des personnes et de la famille, les mariages célébrés selon les coutumes ou les rites religieux sont reconnus légalement, à condition d’être transcrits dans les registres de l’état civil.
Pour assurer l’application effective de cette réforme, les officiers d’état civil sont tenus de recevoir et d’instruire les demandes de transcription, conformément aux dispositions légales en vigueur. Ils doivent notamment vérifier la régularité des pièces fournies, s’assurer du respect des conditions légales et procéder à l’inscription des unions dans les registres de mariage.
Des obligations précises pour les officiers d’état civil
La circulaire précise également que les agents compétents doivent veiller à l’exactitude des mentions portées dans les registres, avant de délivrer aux époux un extrait ou une copie conforme de l’acte de mariage transcrit.
Cette démarche vise à garantir une meilleure traçabilité des unions et à renforcer la sécurité juridique des couples mariés selon les traditions ou les confessions religieuses.
Un enjeu de sécurité juridique et de fiabilité des données
À travers cette réforme, les autorités entendent non seulement sécuriser les unions célébrées hors du cadre civil classique, mais aussi améliorer la qualité et la fiabilité des données de l’état civil.
Le ministre a ainsi invité les officiers d’état civil à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer une mise en œuvre effective de cette mesure sur l’ensemble du territoire national.
Pour le Journal Chrétien,
Emmanuel LANKOANDE.
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