VIE CHRETIENNE : Qu’est-ce qu’un bon père ?
L’amour inconditionnel de Dieu transcende nos égarements et nos faiblesses. C’est cette vérité fondamentale de la foi chrétienne que le pasteur Daniel Yonli a rappelée, ce dimanche 11 janvier 2026, à l’Église Évangélique SIM de Goudrin, à Ouagadougou. Dans son message tiré de la parabole du fils prodigue (Luc 15 : 11-32), il a invité les fidèles à méditer sur l’amour du Père, la réalité du péché, la nécessité de la repentance et la grandeur de la grâce divine.
Le pasteur Daniel Yonli a ouvert la réflexion par une question simple : « Qu’est-ce qu’un bon père ? »
À travers les réponses spontanées des fidèles : « un père attentif, soucieux du bien-être de ses enfants, engagé pour l’avenir de sa famille », il a rappelé que l’amour véritable d’un père ne se limite pas à l’affection. Il inclut aussi la correction, l’encouragement, l’éducation spirituelle et surtout la conduite des enfants vers Dieu. « Quand on aime ses enfants, on les conduit vers Jésus afin qu’ils héritent de la vie éternelle », a-t-il souligné.

Pour illustrer la relation d’amour inconditionnel entre Dieu et l’homme, le pasteur a mis en lumière les attitudes contrastées des deux fils et, surtout, le cœur du père de la parabole.
Le fils cadet, impatient et égoïste, réclame sa part d’héritage du vivant de son père, un geste perçu comme une offense grave dans le contexte culturel de l’époque. Parti loin de la maison familiale, il dilapide ses biens dans une vie de débauche avant de sombrer dans la misère, au point de garder des porcs, une situation humiliante pour un Juif.
Face à cette détresse, le fils prodigue prend conscience de ses erreurs et décide de revenir humblement vers son père, prêt à se mettre à son service. « Même lorsque nous avons tout perdu, Dieu nous attend. La repentance véritable commence par reconnaître nos égarements, les confesser et s’en détourner », a insisté le pasteur.
Malgré la blessure subie, le père n’a jamais cessé d’aimer son fils ni d’espérer son retour. Le voyant de loin, il court à sa rencontre, rempli de compassion, l’embrasse, l’accueille avec joie, le revêt de la plus belle robe et organise un grand festin pour célébrer son retour.
Pour le pasteur, ce geste illustre l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille chaque repentant, indépendamment de ses fautes passées. « Même lorsque nous nous éloignons par le péché, Dieu ne cesse jamais de nous aimer. Et quand nous revenons à Lui avec un cœur repentant, Il nous accueille sans condition. », a souligné le pasteur Yonli.
Frustré par l’accueil réservé à son frère, le fils aîné, resté à la maison, fidèle et obéissant depuis toujours, refuse de célébrer le retour de son frère. Sa jalousie et son sentiment d’auto-justice, l’empêche de partager la joie de son père. Il estime que ses efforts méritaient davantage de reconnaissance. Une attitude qui, selon le pasteur, reflète celle de ceux qui pensent gagner l’amour de Dieu par leurs œuvres. « Personne n’est sauvé par ses propres mérites, mais par la grâce seule », a-t-il rappelé avec force.
Le père rassure son fils aîné : rien ne lui a été retiré. L’amour, comme la grâce de Dieu, n’est pas divisible. Elle est suffisante pour tous et ne diminue jamais lorsqu’un pécheur revient. Le retour d’un perdu, a souligné le pasteur Yonli, est toujours une raison de se réjouir, car « il était mort, et il est revenu à la vie ».

En conclusion, le pasteur Daniel Yonli a lancé un appel à l’assemblée : ne pas fuir Dieu après une chute, ne pas se cacher derrière la honte ou l’orgueil, mais revenir humblement vers le Père qui nous attend à bras ouverts.
« Le péché nous éloigne de Dieu, mais Dieu ne cesse jamais de nous aimer », a-t-il rappelé, citant la promesse biblique selon laquelle Dieu est fidèle et juste pour pardonner à celui qui confesse sincèrement ses péchés.
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Emmanuel LANKOANDE
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