AU COIN DU BONHEUR : Pierre et Kéren, unis devant Dieu et les hommes
Le cercle des célibataires de l’Église évangélique SIM de Goudrin à Ouagadougou s’est une nouvelle fois réduit. Après leur union civile célébrée le jeudi 9 juillet 2026 à la mairie de l’arrondissement de Nongr-Massom, Youmanli Pierre Yonli et Yieniboima Emmanuella Kéren Lankoandé ont scellé leur alliance devant Dieu et les hommes, le samedi 11 juillet 2026, au temple de l’Église évangélique SIM de Goudrin. C’était en présence du président de la Fédération des Églises et Missions Évangéliques (FEME) du Burkina Faso, le pasteur Dr Vincent Noaga Ilboudo, du président de l’EE/SIM, le pasteur Ardjima Haro, du pasteur Dr Henri Yé, ancien président de la FEME, de responsables de dénominations évangéliques, de nombreux pasteurs, ainsi que de parents, d’amis, de collègues et de fidèles venus témoigner leur soutien aux nouveaux époux et rendre grâce à Dieu. Retour sur une journée marquée par la solennité, la joie, les enseignements bibliques et les bénédictions.
C’est au bras de sa mère, Mme Yonli Pougda, que Pierre a fait son entrée dans le temple de l’Église évangélique SIM de Goudrin, en interprétant « Regarde ce que Dieu a fait », du chantre Joshua Ddy. Quelques instants plus tard, sa bien-aimée Kéren est apparue au bras de son père, M. Lankoandé Emmanuel, entonnant « Yahweh Ehhhh! », popularisé par l’Apôtre Joshua Selman. Sous les applaudissements nourris, les youyous et les acclamations de l’assemblée, les deux fiancés ont gagné le chœur du temple dans une atmosphère de joie, de reconnaissance et de profonde ferveur spirituelle.


Une célébration sous le signe de la joie et de la communion fraternelle
Après la prière introductive, l’ancien Ahandi Thiombiano a souhaité la bienvenue aux nombreux invités venus accompagner le couple. La célébration s’est ensuite poursuivie au rythme des prestations musicales dans une atmosphère de louange et d’actions de grâce. La chorale de la jeunesse francophone, les enfants de l’École du dimanche, encadrés jusque-là par Kéren, ainsi que la chorale gulmancéphone et celle de l’AFEC de l’Eglise, ont tour à tour élevé leurs voix pour glorifier Dieu et témoigner leur joie. Ces différents temps de chants ont progressivement conduit l’assemblée vers le cœur spirituel de la cérémonie : la prédication du pasteur Jean Tandamba, consacrée à la vision biblique du mariage.

La chorale du pasteur Guitanga venue de la Gnagna
« Le mariage est une alliance divine, pas un contrat »
Invité à apporter le message de circonstance, le pasteur Jean Tandamba a bâti son exhortation autour du thème : « Le mariage est une alliance divine, pas un contrat », développé à partir de Genèse 24, qui relate le mariage d’Isaac et de Rebecca, et éclairé par Malachie 2:14 : « Elle est ta femme par alliance. » D’entrée de jeu, il a rappelé que, selon la vision biblique, le mariage ne saurait être réduit à un simple engagement humain soumis aux circonstances mais comme une alliance conclue devant Dieu, appelée à durer toute la vie.

Le pasteur Jean Tandamba développant le message de circonstance
A travers le récit d’Isaac et de Rebecca, l’homme de Dieu a souligné que toute union solide repose sur une relation vivante avec Dieu, une communication sincère, le respect mutuel, l’esprit de service et une fidélité constante à la Parole de Dieu. « Une bonne communication avec la bonne personne fait toute la différence », a-t-il insisté. Pour illustrer son propos, il a raconté avec humour l’histoire d’une lettre destinée à une épouse, mais remise par erreur à une veuve qui venait de perdre son mari. En lisant : « Chérie, je suis bien arrivé… Je t’attends demain… Il fait très chaud ici », cette dernière fut profondément bouleversée. Par cette anecdote, le pasteur a rappelé qu’une parole mal adressée ou mal comprise peut provoquer de graves incompréhensions. À l’inverse, une communication sincère, respectueuse et transparente favorise la confiance, la compréhension mutuelle et l’unité du foyer.

Comparant ensuite le mariage à une maison dont les murs se fissurent lorsque les fondations sont fragiles, le pasteur Jean Tandamba a exhorté les couples à revenir aux fondements de leur foi chaque fois que surviennent les difficultés. Selon lui, de nombreux foyers cherchent à traiter les conséquences visibles des conflits sans s’attaquer à leur véritable origine. Les incompréhensions, les tensions ou les blessures ne sont souvent que les manifestations extérieures d’un éloignement progressif des principes de la Parole de Dieu. « Lorsque les fissures apparaissent, il ne suffit pas de réparer les murs ; il faut revenir aux fondations », a-t-il déclaré, rappelant que celles-ci reposent sur la prière, le pardon, le dialogue, le respect et l’obéissance aux Écritures.

Enfin, évoquant l’alliance de Dieu qu’il compare à un parapluie, le fondateur du centre » La Grâce » a souligné que la présence du Seigneur n’épargne pas les épreuves, mais donne aux époux la force de les traverser avec foi et espérance. Il a invité Pierre et Kéren à faire de la prière, de la méditation biblique, du dialogue, de l’amour et du service des habitudes quotidiennes. « Le mariage commence aujourd’hui, mais la véritable vie conjugale commence après cette cérémonie », a-t-il conclu, encourageant le couple à bâtir leur foyer sur le fondement inébranlable de la Parole de Dieu.
La bénédiction nuptiale, un engagement consacré devant Dieu
Moment central de la célébration, la bénédiction nuptiale a été présidée par le pasteur Robert Lompo, fondateur du Centre Peniel de Sakoula.
Devant l’assemblée, les représentants des familles des deux fiancés ont exprimé leur consentement à cette union, affirmant leur soutien et leur volonté d’accompagner le couple dans la prière et les conseils. Devant Dieu et les hommes, Pierre et Kéren ont ensuite traduit leurs engagements solennels de fidélité en répondant « Oui » aux questions du célébrant, promettant ainsi de s’aimer, de se respecter et de demeurer unis dans les jours heureux comme dans les épreuves, dans l’abondance comme dans le besoin, jusqu’à ce que la mort les sépare. Ils ont ensuite échangé les alliances en argent, symbole de la pureté de leur engagement et de leur promesse de fidélité pour la vie.

» Je vous déclare mari et femme », pasteur Robert Lompo
Les fiancés ont ensuite repris les paroles de Ruth : « Où tu iras, j’irai ; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu », avant que le ministre de l’Évangile ne les déclare officiellement mari et femme. « Que personne ne sépare ce que Dieu a uni », a-t-il martelé à plusieurs reprises.
La bénédiction nuptiale s’est achevée par les prières d’imposition des mains. Entourés des pasteurs et des responsables ecclésiastiques, Pierre et Kéren, agenouillés, ont reçu la bénédiction de l’Église et ont été recommandés à Dieu pour leur nouvelle vie conjugale.

Dans ses dernières exhortations, le pasteur Robert Lompo a rappelé à Pierre la responsabilité que Dieu lui confie comme protecteur et gardien de son épouse. Il a encouragé les témoins et les deux familles à poursuivre leur accompagnement par leurs conseils, leurs prières et leur soutien. « Le cordon est coupé ; laissez-les désormais construire leur foyer selon les directives du Seigneur », a-t-il lancé à l’endroit des parents.

Les responsables d’Eglises posant avec le couple
Un foyer placé sous le signe de la foi et de l’espérance
La célébration s’est poursuivie dans une ambiance de joie et de communion fraternelle. Les prestations des deux familles désormais unies, de la chorale communale de l’AFEC ainsi que de la chorale conduite par le pasteur Guitanga, venue de la province de la Gnagna, ont enrichi cette fête. Les messages de félicitations et d’encouragement, la séance de photographies officielles, puis la prière finale prononcée par le pasteur Dr Vincent Noaga Ilboudo ont marqué la clôture de la cérémonie religieuse.

Le Président de la Fédération des Eglise et Missions Evangéliques du Burkina, le pasteur Dr Vincent N. Ilboudo
À l’issue de cette cérémonie religieuse, les invités ont été conviés à une réception au jardin « Simporé » placée sous le signe de la convivialité et de la reconnaissance envers Dieu. Des prestations musicales en direct, les remerciements des familles à l’endroit des nombreux convives, la découpe du gâteau de mariage, la remise de présents aux nouveaux époux ainsi que les traditionnelles séances de photographies ont rythmé ce moment de partage. Les festivités se sont ensuite poursuivies dans les familles des deux époux.

Au terme de cette journée mémorable, l’union de Pierre Yonli et de Kéren Lankoandé s’inscrit comme un témoignage de foi, d’amour et d’espérance. Comme l’écrivait le philosophe et théologien danois Sören Kierkegaard, « Le mariage est et restera le voyage de découverte le plus important que l’homme puisse entreprendre. »
Puisse Dieu, auteur du mariage, fidèle compagnon de leur route et garant de leur alliance, les conduire chaque jour sur le chemin de l’amour, de la fidélité et de la paix.
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Emmanuel LANKOANDE
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