Biélorussie: L’UE pourrait imposer de nouvelles sanctions, selon un ministre polonais
(Reuters) – L’Union européenne (UE) pourrait imposer de nouvelles sanctions à la Biélorussie après la condamnation par Minsk de deux journalistes pour avoir filmé des manifestations, a rapporté mardi l’agence de presse polonaise PAP en citant le ministre polonais des Affaires étrangères, Zbigniew Rau.
Plus de 33.000 personnes ont été arrêtées en Biélorussie dans le cadre d’une violente campagne de répression des manifestations contre le régime du président Alexandre Loukachenko.
L’annonce de la réélection le 9 août dernier d’Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans, a déclenché un mouvement de contestation en Biélorussie, les opposants au président, soutenus par les pays occidentaux, dénonçant un scrutin entaché de fraudes.
« Malheureusement, la situation en Biélorussie est en constante détérioration, de sorte que de nouvelles sanctions sont susceptibles d’être imposées. La liste des prisonniers politiques s’allonge : deux journalistes de Belsat viennent d’y être ajoutées », a déclaré Zbigniew Rau selon PAP.
La semaine dernière, deux journalistes de la chaîne de télévision polonaise d’information Belsat ont été condamnées par un tribunal biélorusse à deux ans de prison pour avoir filmé des manifestations contre Alexandre Loukachenko.
Katsiaryna Andreïeva, âgée de 27 ans, et Darya Tchoultsova, âgée de 23 ans, ont été arrêtées dans un appartement en novembre, d’où elles filmaient des manifestations à la suite de la mort d’un protestataire, tué quelques jours auparavant.
L’UE a décidé en décembre un troisième cycle de sanctions contre la Biélorussie; 88 personnes et sept entités sont désormais visées par un gel de leurs avoirs et des interdictions d’entrée sur le territoire européen. La Grande-Bretagne, le Canada et les Etats-Unis ont aussi imposé des sanctions à l’encontre de hauts responsables biélorusses.
(Agnieszka Barteczko, version française Laura Marchioro, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



