« Le péché est commun à tous » : L’appel au renouveau spirituel du Révérend Daniel Mbiwan
Dans une tribune intitulée « Commun à tous », le Révérend Daniel Mbiwan, ancien surintendant général de la Mission du Plein Évangile du Cameroun (Full Gospel Mission), livre une réflexion saisissante sur l’universalité de la condition humaine face à la morale et à la foi.
Utilisant une métaphore marquante — celle de la mouche, présente sur tous les continents et attirée par la décomposition — l’homme de Dieu dresse un parallèle entre l’insalubrité environnementale et la dégradation spirituelle. « Tout comme les mouches sont naturellement attirées par la pourriture, le péché, lorsqu’il est toléré dans nos vies ou nos sociétés, crée un terreau fertile pour les forces du mal », souligne le Révérend.
S’appuyant sur une riche expérience pastorale, celui qui a longtemps dirigé l’une des organisations évangéliques les plus influentes du Cameroun refuse tout constat élitiste. Pour l’ancien surintendant, la corruption, l’amertume ou la rébellion ne connaissent ni frontières, ni distinctions sociales, ni barrières géographiques. Son texte agit comme un miroir tendu à l’humanité, rappelant que « le péché ignore la race, l’éducation, la richesse, le statut, la nationalité et la religion ».
Toutefois, le message du Révérend Mbiwan ne s’arrête pas au constat de la fragilité humaine. Il propose une issue qu’il qualifie d’universelle : la repentance et le recours au « Grand Médecin », Jésus-Christ. « Le problème est peut-être universel, mais la solution de Dieu l’est aussi », affirme-t-il, en invitant les croyants, comme les sceptiques, à une démarche de foi libératrice.
Alors que le Cameroun traverse des mutations sociales profondes, cette tribune d’une figure majeure du paysage ecclésiastique national s’impose comme un appel à une introspection collective. Pour le Révérend Mbiwan, la croix reste, plus que jamais, le seul rempart contre la décomposition morale et le point de ralliement pour une nation en quête de sainteté.
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