Heineken met en garde contre les répercussions de la guerre en Iran sur la demande
par Emma Rumney
LONDRES, 23 avril (Reuters) – Heineken a fait état jeudi d’un chiffre d’affaires et de volumes au-delà des attentes pour le premier trimestre mais le brasseur néerlandais a prévenu que les coûts énergétiques et l’inflation, exacerbés par la guerre en Iran, pourraient peser sur la demande pour ses bières.
Les pressions persistantes sur le coût de la vie, l’évolution des habitudes de consommation d’alcool et les droits de douane américains faisaient déjà craindre une nouvelle année difficile pour le deuxième brasseur mondial, derrière Anheuser-Busch InBev.
Le conflit au Moyen-Orient a renchéri le carburant nécessaire à la fabrication de ses produits et à la production de bouteilles en verre, et menace de faire grimper les prix d’une gamme de biens de consommation, ce qui pourrait encore réduire les dépenses des consommateurs en bière.
Heineken a annoncé une hausse de 2,8% de son chiffre d’affaires net organique au premier trimestre, dépassant les prévisions des analystes qui tablaient sur +2,3%. Les volumes totaux, que les analystes prévoyaient stables, ont augmenté de 1,2% en termes organiques.
Heineken a déjà annoncé son intention de supprimer 6.000 emplois et est à la recherche d’un nouveau directeur général après la démission soudaine de Dolf van den Brink en janvier. Le brasseur, qui produit les marques Tiger et Sol en plus de sa bière blonde éponyme, n’a fait aucune mention de ses efforts pour le remplacer dans son communiqué de résultats.
« Le commerce mondial est devenu plus complexe et volatil, ce qui a des répercussions sur la disponibilité et les coûts de l’énergie sur certains marchés. Cela entraîne des pressions inflationnistes, qui pourraient affecter le moral des consommateurs à moyen terme », a déclaré Dolf van den Brink, sans mentionner directement le conflit au Moyen-Orient.
Le groupe a réitéré sa prévision pour l’ensemble de l’année d’une croissance organique de son résultat d’exploitation comprise entre 2% et 6%.
Il a précisé que ses prévisions « reposaient sur l’hypothèse d’une perturbation temporaire plutôt que prolongée du commerce mondial ».
(Rédigé par Emma Rumney ; version française Mara Vilcu, édité par Blandine Hénault)
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