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France-Des milliers de personnes rendent hommage au militant identitaire Quentin Deranque

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LYON, 21 février (Reuters) – Des milliers de personnes ont défilé samedi à Lyon pour rendre hommage au militant identitaire Quentin Deranque, mort après avoir été frappé le 12 février par des militants antifascistes présumés.

La marche s’est élancée peu après 15h00 GMT à Lyon, ville où Quentin Deranque a été tué et où devrait se concentrer l’essentiel des groupes d’extrême droite et antifascistes, et s’est terminée rue Victor-Lagrange, lieu de l’agression du militant identitaire.

Selon la préfecture du Rhône, 3.200 personnes ont défilé dans les rues du 7e arrondissement de Lyon, brandissant notamment des portraits de Quentin Deranque lors d’une marche qui s’est déroulée sans incident majeur.

Le rassemblement, qui s’est tenu sous forte ​présence policière, a été émaillé de ‌quelques légers accrochages avec des riverains. Des chants comme « On est chez nous ! » ont été par ailleurs entonnés par des ​manifestants.

La préfecture du Rhône a déclaré avoir émis ⁠un signalement au procureur de la République pour plusieurs faits, notamment pour des insultes racistes et des saluts nazis.

« C’est une folie, en vrai je ‌n’ai même pas de mots. On se croirait ‌dans les années 1930, c’est fou », a déclaré Clara Dournel, en marge du cortège.

« Ca me fait plus peur pour la société en général que spécifiquement aujourd’hui car c’est un indicateur que ça ne va pas du tout. »

Le rassemblement s’est dispersé dans le calme en fin d’après-midi, aucun signalement de heurts n’ayant été rapporté.

Une personne transportant un couteau et un marteau a toutefois été interpellée en queue de ​cortège, a rapporté la préfecture du Rhône, sans donner plus de détails.

Les autorités françaises ont choisi de ne pas interdire la manifestation de Lyon, tandis que d’autres rassemblements étaient prévus en France, notamment à Brest, Chateauroux, et Rennes.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a choisi de rester Place Beauvau où il suivra attentivement l’évolution de la marche, après avoir tenu une réunion vendredi avec les directeurs de la police et de la gendarmerie, ainsi que la préfète du Rhône, Fabienne Buccio.

« Toutes les conditions de sécurité ont été prises pour que cette marche reste une marche et que les habitants et les personnes de Lyon, les commerçants notamment, ne subissent pas du tout les conséquences de cette marche », a assuré ⁠Fabienne Buccio, depuis la préfecture du Rhône.

« Il y a des effectifs importants de police. On a plusieurs compagnies républicaines de sécurité. Nous avons aussi des escadrons de gendarmerie. On a bien sûr nos effectifs locaux qui ont ⁠été renforcés par des effectifs zonaux », a-t-elle ajouté.

« J’ai pris aussi un arrêté qui interdit pour un périmètre assez large toute la presqu’île lyonnaise (…) ce qui nous donne des outils (…) pour intervenir au moindre rassemblement et pouvoir disperser les personnes qui s’attrouperaient, quelle que soit de toute façon leur velléité », a-t-elle poursuivi, disant avoir également anticipé toute éventuelle contre-manifestation.

Certains manifestants arboraient des masques chirurgicaux et des lunettes de soleil, la préfète du Rhône érigeant de strictes règles pour encadrer la marche, interdisant notamment le port de cagoules.

APPELS À LA RESPONSABILITÉ

Le président de la République Emmanuel Macron a appelé au calme avant que la marche ne s’élance.

« J’appelle tout le monde au calme », a ⁠déclaré le ‌chef de l’Etat français, à l’occasion de l’inauguration du 62e Salon de l’agriculture, à Paris.

« Je pense que c’est d’abord un moment de recueillement et de respect pour ⁠notre jeune compatriote qui a été tué, pour sa famille, ses proches, et ça doit d’abord être cela, et ensuite c’est un moment d’exigence et ​de responsabilité », a-t-il déclaré.

Le chef de ​l’Etat a ajouté qu’il tiendrait en début de semaine une réunion avec le Premier ministre Sébastien Lecornu et les ministres concernés pour faire un point complet sur l’ensemble des groupes d’action violente qui sévissent et ont des ​liens avec les partis politiques.

« Dans la République, il n’y a que les forces républicaines qui peuvent agir parce qu’elles protègent et elles protègent un ordre républicain. Il n’y a pas de place pour les milices, d’où qu’elles viennent », a-t-il dit, invitant tout le monde à être responsable.

Plusieurs responsables politiques ‌locaux, dont le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, ​ont demandé l’interdiction de la marche de samedi, craignant que l’atmosphère de tension dans la ville et l’afflux de militants nationalistes et d’ultra-droite venant potentiellement de plusieurs pays européens ne génèrent de nouveaux affrontements.

Le maire de ​Lyon, Grégory Doucet, a déclaré samedi avoir « pris acte » que la marche en hommage à Quentin Deranque a été autorisée et que sa responsabilité était de faire en sorte bien de mobiliser les forces et les moyens pour que habitants de la ville soient en sécurité.

« J’appelle de nouveau à la fois à l’apaisement, à la prudence et de notre côté, bien évidemment, nous serons vigilants tout le week-end », a-t-il dit.

Sept personnes ont été mises en examen jeudi pour la mort de Quentin Deranque, décédé le 14 février deux jours après avoir été frappé à terre en marge d’une manifestation contre la venue à Sciences-Po Lyon de la députée La France Insoumise (LFI) Rima Hassan.

Six suspects ont été mis en examen pour « homicide volontaire », « violences aggravées » et « association de malfaiteurs » et placés en détention ⁠provisoire, a précisé le parquet de Lyon dans un communiqué.

Le septième suspect a été mis en examen pour « complicité d’homicide volontaire » et les deux autres chefs. Il a été placé sous contrôle judiciaire et se voit interdire de participer à des manifestations. Une mesure d’éloignement du territoire de la ville de Lyon a été prise à son encontre, peut-on lire dans ​ce communiqué.

Selon plusieurs médias, il s’agirait de Jacques-Elie Favrot, ex-collaborateur du député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault.

(Rédigé par Claude Chendjou et ​Zhifan Liu, avec la contribution de Layli Foroudi et Ardee Napolitano à Lyon)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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