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Le Québec se rend aux urnes, Trump plus présent dans la campagne que l’indépendance

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5 octobre (Reuters) – Le Québec, province canadienne majoritairement francophone, se rend aux urnes lundi et même si le Parti québécois (PQ), en faveur de l’indépendance de la « Belle Province », est donné vainqueur par les sondages, la campagne a davantage porté sur le président américain Donald Trump que sur une coupure avec le Canada.

D’après les sondages, la « Coalition avenir Québec (CAQ) », de centre-droit, au pouvoir depuis huit ans, devrait en effet céder les rênes du pouvoir au Parti québécois (PQ), crédité du plus grand nombre de sièges à la future Assemblée nationale du Québec, ​qui compte 127.

Même si deux ‌référendums sur l’indépendance ont déjà été organisés au Québec – le dernier date, celui de 1995, ​avait été rejeté de justesse – cette question ⁠n’a pas été la première des préoccupation des électeurs du Québec, deuxième province la plus peuplée du Canada – derrière ‌l’Ontario – avec quelque neuf millions d’habitants.

Le Québec ‌est la province canadienne la plus durement frappée par les droits de douane américains imposés par Donald Trump, qui affectent ainsi certains des ses secteurs d’exportations clef, comme l’aluminium, l’acier et l’industrie manufacturière.

Leur impact est tel que le PQ, qui avait promis d’organiser un référendum sur l’indépendance au cours de son mandat, affirme ​désormais qu’il s’en abstiendra jusqu’au départ du président américain – dont le second mandat se terminera au plus tard en janvier 2028 – afin que les Québécois puissent réfléchir plus sereinement à leur avenir.

Cette décision semble ainsi un admission de la part du PQ que le Québec est mieux armé pour faire face aux mesures de Donald Trump en restant dans le giron canadien.

Les derniers sondages montrent que seuls 30% des Québécois sont favorables à l’indépendance, contre près de 50% lors du référendum de 1995. Selon les analystes, un vote pour le PQ refléterait davantage une déception ⁠envers la CAQ qu’un soutien à l’indépendance.

Dès le début de la campagne, la Première ministre Christine Frechette a déclaré que le scrutin portait au premier chef sur Donald Trump ⁠et les répercussions de ses droits de douane.

« C’est le véritable adversaire, c’est lui qui menace réellement le Québec (…) nous devons lutter contre lui », avait-t-elle déclaré, présentant son parti comme le mieux à même d’y faire face.

Une victoire du PQ traduirait largement une lassitude à l’égard du gouvernement: 77% des électeurs interrogés par l’institut de sondage Léger ont souhaiter un changement.

Elle refléterait également, outre les inquiétudes concernant les conséquences des droits de douane américains, le mécontentement face à la hausse des prix et aux difficultés du système de santé.

L’INDÉPENDANCE N’A ⁠PAS LE ‌VENT EN POUPE

Un succès du PQ pourrait poser des défis au Premier ministre Mark Carney, qui insiste sur la nécessité de l’unité ⁠nationale face à Donald Trump. L’Alberta, province riche en pétrole, organisera en octobre un référendum non contraignant sur l’indépendance.

Le chef ​du PQ, Paul St-Pierre ​Plamondon, a déjà exclu toute transactions bilatérale avec Washington visant à obtenir un allègement des droits de douane pour les entreprises québécoises.

« Donald Trump est extrêmement impopulaire au Québec – il est ​très toxique. Dire que l’on essaiera de conclure un accord avec lui ferait donc très mauvaise impression pour le PQ », a déclaré Daniel Beland, professeur de sciences politiques et directeur de l’Institut d’études canadiennes de l’université McGill à Montréal.

Un ‌sondage Léger réalisé pour TVA et le ​Journal de Montréal, publié le 3 octobre, attribue au PQ 29% des suffrages, ce qui pourrait tout juste suffire pour obtenir la majorité à l’Assemblée nationale, compte tenu de ​la forte dispersion des voix entre les autres partis.

Selon cette enquête, les libéraux recueillent 25%, les conservateurs 20% et la CAQ 14%.

D’après le président de l’institut de sondage Léger, Jean-Marc Léger, si le PQ promettait de ne pas consulter les Québécois sur l’indépendance, il recueillerait encore davantage de voix.

« Les électeurs veulent ce gouvernement, mais sans le référendum », a-t-il déclaré.

Au cours des décennies écoulées, la frustration croissante des Québécois face à la prédominance de l’anglais a contribué à alimenter la montée en puissance du PQ, qui a remporté cinq élections provinciales depuis 1976.

Mais au cours de la campagne 2026, l’avenir du Québec n’a ⁠été évoqué que brièvement lors d’un débat entre les chefs de parti le 23 septembre, lorsque Paul St-Pierre Plamondon a déclaré qu’il convoquerait un nouveau référendum sur l’indépendance et ce en dépit des sondages.

« N’ayez pas peur de votre démocratie, n’ayez pas peur de voter, n’ayez pas peur de ​réfléchir à notre avenir », a-t-il déclaré.

Le scrutin se déroule de 9h30 heure locale (13h30 GMT) à 20h00.

(Reportage David ​Ljunggren, version française Elena Smirnova, édité par Benoit Van Overstraeten)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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