Pakistan: Quatre paramilitaires tués lors de manifestations pour la libération d’Imran Khan
ISLAMABAD (Reuters) – Quatre paramilitaires dépendant du ministère de l’Intérieur ont été tués au Pakistan, mardi, lors d’affrontements près du parlement entre les forces de sécurité et des manifestants qui réclament la libération de l’ancien Premier ministre Imran Khan.
Le ministère de l’Intérieur a confirmé les décès des paramilitaires mais n’a pas précisé qui en était responsable. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a rejeté la responsabilité sur les manifestants, les accusant d’avoir foncé sur les soldats avec un convoi de véhicules.
« Il ne s’agit pas d’une manifestation pacifique. C’est de l’extrémisme », a déclaré Shehbaz Sharif dans un communiqué, accusant les participants de viser à réaliser des « objectifs politiques malveillants ».
Le ministre de l’Information, Attaullah Tarar, a déclaré que les manifestants semblaient vouloir semer le chaos, mais il a ajouté que les autorités ne le permettraient pas, en ajoutant que « personne ne sera épargné ».
Un témoin de l’agence Reuters a déclaré que des centaines de manifestants avaient atteint D-Chowk dans la capitale Islamabad, une place proche du parlement qui a été un point de ralliement historique pour les manifestations.
Les manifestants, qui réclament notamment la démission du gouvernement, ont saccagé des véhicules et mis le feu à un kiosque de police.
Ils ont également attaqué et blessé des journalistes à deux endroits différents, ont déclaré à Reuters des représentants de deux organes de presse.
Selon le ministère de l’Intérieur, l’armée avait été déployée pour protéger les missions diplomatiques dans la zone rouge fortifiée où se trouvent les bâtiments gouvernementaux et les ambassades. Les autorités ont déclaré qu’un couvre-feu pourrait être imposé dans la capitale.
Le parti d’Imran Khan, le Pakistan Tehreek-e-Insaaf (PTI), a rejeté l’accusation de Shehbaz Sharif selon laquelle les troupes paramilitaires avaient été écrasées, et a réaffirmé que ses partisans tiendraient un sit-in devant le parlement jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.
« Aucun manifestant n’a attaqué les rangers », a déclaré Zulfikar Bukhari, porte-parole du PTI, en faisant référence aux troupes paramilitaires et ajoutant que des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants protégeant et étreignant les soldats.
« Il s’agit d’un récit que le gouvernement tente de créer afin d’obtenir le permis de tuer », a-t-il ajouté.
Bushra Bibi, l’épouse d’Imran Khan, a annoncé un sit-in pacifique et ses partisans établiront un camp tandis que d’autres se rendront à Islamabad depuis tout le pays, a ajouté Zulfikar Bukhari.
Cette manifestation, qu’Imran Khan a qualifiée de « dernier appel », est l’une des nombreuses actions organisées par son parti pour obtenir sa libération depuis qu’il a été emprisonné en août de l’année dernière.
Les autorités ont indiqué que cette manifestation a été plus violente que la dernière marche des partisans du PTI à Islamabad en octobre, ajoutant que les manifestants étaient désormais armés de barres d’acier, de frondes et de bâtons et qu’ils mettaient le feu à des arbres et à de l’herbe au cours de leur marche.
Des témoins de Reuters ont entendu des tirs autour des manifestations, sans que l’on sache exactement qui en était responsable.
(Reportage Asif Shahzad, Gibran Peshimam et Charlotte Greenfield à Islamabad et Ariba Shahid à Karachi; version frnaçaise Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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