La Française des Jeux veut créer sa captive de réassurance en France, selon des sources
PARIS (Reuters) – La Française des Jeux (FDJ) prépare sa captive de réassurance domiciliée en France afin de pouvoir fournir une couverture de réassurance interne sur certains de ses risques et optimiser sa politique d’assurance, ont déclaré deux sources à Reuters.
Une captive de réassurance est une filiale d’un groupe qui a pour vocation de fournir une couverture de réassurance portant exclusivement sur les risques de l’entreprise ou des entreprises auxquelles elle appartient grâce à la constitution de réserves.
L’Hexagone a renforcé l’attractivité du dispositif en modifiant son cadre fiscal dans le Projet de loi de Finances pour 2023, les entreprises pouvant désormais constituer une « provision pour résilience » destinée à faire face à ces charges de réassurance grâce à des dotations annuelles en franchise d’impôt.
La FDJ a confirmé à Reuters le projet de captive de réassurance, avec un objectif de démarrage courant 2025, précisant que son dossier est en cours d’instruction après avoir déposé une demande d’agrément auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).
La captive de réassurance de la FDJ, baptisée FDJ Ré, sera présidée par Pascal Chaffard, directeur général adjoint finance, performance et stratégie du groupe, et dirigée par Edeline Minaire, directrice finances du groupe, selon un document consulté par Reuters.
Le montant total des primes d’assurance de la FDJ au titre de 2023 s’est élevé à environ 7,8 millions d’euros, selon son rapport annuel 2023.
Le groupe français ne disposait pas de captive de réassurance jusqu’ici. Il travaille avec la filiale française du premier courtier d’assurance mondiale Marsh, l’un de ses courtiers historiques, pour sa mise en place.
« Cette captive devrait permettre d’optimiser l’arbitrage de la FDJ sur le marché de l’assurance et de gagner en autonomie dans un marché toujours un peu défiant vis-à-vis des jeux en général », a déclaré à Reuters Laurent Bonnet, en charge des captives et des solutions alternatives de transfert des risques chez Marsh France.
17 CAPTIVES AGREEES
Cette nouvelle création intervient après une forte dynamique de domiciliation de captives en France à la suite de la révision du cadre fiscal du dispositif, les groupes français préférant jusqu’ici créer leur filiale dédiée dans des pays avec de conditions fiscales plus avantageuses comme le Luxembourg.
Alors que l’Hexagone comptait moins d’une dizaine de captives de réassurance avant 2022, l’ACPR en avait agréées 17 au total fin octobre 2024, selon un guide sur le sujet publié début novembre.
La Poste, Naval Group ou encore Publicis ont récemment reçu leur agrément tandis que des entreprises comme Vivendi, Orange, Pluxee ou encore Fnac Darty attendent une réponse du superviseur.
Preuve de la montée en maturité de l’écosystème français, la Fédération française des captives de réassurance a récemment été lancée dans le giron de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae). La FDJ envisage d’adhérer au groupe qui compte une dizaine de membres, a précisé le groupe.
(Rédigé par Bertrand De Meyer, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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