Wall Street attendue en hausse, l’Europe hésite à mi-séance
par Diana Mandia
(Reuters) – Wall Street est attendue en hausse et les Bourses européennes sont en ordre dispersé lundi à mi-séance, les investisseurs ayant été rassurées du choix du président américain élu Donald Trump pour le poste de secrétaire au Trésor, ainsi que par les commentaires de l’économiste en chef de la Banque centrale européenne (BCE) sur l’assouplissement de la politique monétaire. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,7% pour le Dow Jones, de 0,51% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,56% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 hésite et perd 0,14% à 7.244,59 points vers 12h06 GMT, sur fond d’inquiétudes concernant la situation politique et budgétaire de la France. A Francfort, le Dax avance de 0,09% et à Londres, le FTSE 100 monte de 0,15%.
L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,10%, le FTSEurofirst 300 en baisse de 0,12% et le Stoxx 600 de 0,11%
Les marchés d’actions saluent lundi la nomination de Scott Bessent, gestionnaire de fonds, comme secrétaire au Trésor américain par le président élu Donald Trump, confirmant les orientations économiques affichées par le républicain durant la campagne autour de politiques économiques plus favorables aux entreprises.
« La nomination de Scott Bessent comme Secrétaire au Trésor (…) devrait rassurer les marchés. En particulier, il a une vue assez conservatrice en termes de politique fiscale, défendant l’idée de faire baisser le déficit public, aujourd’hui au-dessus de 6% du PIB à 3%. En même temps, il soutient les baisses d’impôts promises par le candidat Trump. Enfin, il a des vues qui semblent plus modérées sur le plan des hausses des tarifs douaniers », écrivent lundi les analystes de LBP AM.
Dans la zone euro, où les investisseurs recevront vendredi les chiffres de l’inflation de novembre, la marché parie de plus en plus sur une accélération de la baisse des taux d’intérêt de la BCE, suite à des indices des directeurs d’achat peu encourageants.
Dans une interview accordée au quotidien Les Echos lundi, Philip Lane, économiste en chef de la BCE, a réaffirmé que la politique monétaire ne devait pas rester trop longtemps restrictive, de peur que l’économie ne parvienne pas à croître et que l’inflation ne retombe en dessous de son objectif.
En Allemagne, les inquiétudes concernant l’économie continuent par ailleurs de peser sur le moral des entrepreneurs allemands, qui a baissé plus que prévu en novembre, selon une enquête Ifo publiée lundi.
En France, la situation politique reste préoccupante, la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, ayant de nouveau menacé lundi de voter la censure du gouvernement du Premier ministre Michel Barnier, après que les discussions sur le budget 2025 n’ont pas permis de satisfaire les demandes de concessions de son parti.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
La Bourse de New York devrait poursuivre son rebond lundi, ce qui profiterait aux grandes banques comme Wells Fargo et Morgan Stanley, toutes deux en hausse dans les échanges en avant-Bourse, tandis que Tesla, dont le patron Elon Musk est un fervent partisan de Trump, est progresse de 2%.
VALEURS EN EUROPE
À Paris, Atos s’envole de 115% après avoir annoncé lundi être à nouveau entré en négociations exclusives avec l’Etat français pour la vente de certaines de ses activités, portant cette fois sur un périmètre plus réduit. Une première offre plus large avait expiré le 4 octobre sans que les deux parties ne soient parvenues à un accord.
Amundi perd pour sa part 4,3% alors que l’offre d’Unicredit sur l’ensemble des actions de sa rivale Banco BPM soulève des doutes quant à la pérenité du contrat passé jusqu’en 2027 avec le gestionnaire français pour la gestion d’actifs en Italie.
Le titre de Commerzbank, avec laquelle la deuxième banque italienne poursuit également des négociations controversées recule de 5,7% à la Bourse de Francfort, tandis qu’à Milan, l’action UniCredit abandonne 4,2% et le titre Banco BPM gagne pour sa part 1,5%.
Le distributeur européen de bricolage Kingfisher, qui a abaissé lundi sa prévision annuelle, perd 13,8%
TAUX
Les rendements des obligations d’Etat de la zone euro et des Etats-Unis reculent lundi après que le président élu Donald Trump a annoncé avoir choisi Scott Bessent comme secrétaire au Trésor américain. Le rendement des Treasuries à dix ans perd 6,5 points de base à 4,3453%. Le deux ans recule pour sa part 2,4 points de base à 4,3454%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans perd pour sa part 1,4 point de base à 2,2400%.
En revanche, les rendements à court terme dans la zone euro augmentent lundi après que les chiffres PMI les aient fait fortement chuter vendredi. Le Bund à deux ans progresse ainsi 3,3 points de base à 2,0440%.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans prend 1,4 point de base à 3,0650% et celui de l’obligation à deux ans affiche un gain de 3,9 points de base à 2,2770% sur fond d’inquiétudes concernant la situation politique et budgétaire dans le deuxième plus grand pays de la zone euro.
Le spread, ou écart entre les rendements français et allemand, une mesure de la prime exigée par les investisseurs pour détenir la dette française – évolue à 82,2 points de base, alors que la dirigeante du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a déclaré que, si le budget était adopté dans sa forme actuelle, son parti ne soutiendrait pas le Premier ministre Michel Barnier lors d’un vote de confiance.
CHANGES
Le dollar perd du terrain après ses récents gains et dans la foulée du repli des rendements obligataires.
Le dollar perd 0,54% face à un panier de devises de référence.
L’euro en profite pour avancer de 0,64% à 1,0484 dollar.
PÉTROLE
Les prix du pétrole sont en baisse lundi, après une progression de 6% la semaine précédente en raison des tensions croissantes entre les puissances occidentales et les principaux pays producteurs que sont la Russie et l’Iran.
Le Brent abandonne 0,36% à 74,90 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,45% à 70,92 dollars.
PLUS AUCUN INDICATEUR MAJEUR À L’AGENDA DU 25 NOVEMBRE
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)
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