Deux casques bleus blessés par des tirs israéliens dans le Sud-Liban
BEYROUTH/JERUSALEM (Reuters) -Deux casques bleus ont été blessés, dont un grièvement, vendredi après que des explosions attribuées aux forces armées israéliennes se sont produites près d’un poste d’observation de la Force de maintien de la paix de l’Onu dans le sud du Liban (Finul), annonce un communiqué des Nations unies.
C’est la deuxième fois en l’espace de 48 heures que des « soldats de la paix » sont ainsi visés par Tsahal dans le sud du Liban.
Dans un communiqué, l’armée israélienne, évoquant des blessures « involontaires », a déclaré que ses troupes avaient riposté à une menace. Elle a assuré avoir donné instruction au personnel de la Finul, trois heures avant l’incident, de gagner des zones protégées.
La Finul a déploré une « évolution grave » et ajouté que la sécurité du personnel des Nations unies ainsi que sa propriété devaient être garantis.
Elle a déclaré qu’un bulldozer de Tsahal avait également abattu des barrières proches de positions de la mission de l’Onu le long de la Ligne bleue, tracée par l’Onu en 2000 entre Israël et le Liban.
La Force intérimaire des Nations unies au Liban a précisé que les deux casques bleus blessés vendredi étaient de nationalité sri-lankaise.
Jeudi, deux casques bleus indonésiens s’étaient blessés en tombant d’une tour de guet touchée par un tir de char israélien. Tsahal a accusé le Hezbollah d’opérer à proximité de positions des casques bleus.
La Russie a exprimé son « indignation » après l’attaque de vendredi qui a conduit Paris à convoquer l’ambassadeur israélien en France pour s’expliquer sur ces nouveaux tirs contre les casques bleus. Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a demandé à Israël d’assurer la sécurité des casques bleus.
« INACCEPTABLE », DIT MACRON
Lors d’une conférence de presse à Chypre, où se tenait une réunion du Med9 regroupant les pays méditerranéens de l’UE, le président français Emmanuel Macron a jugé « tout à fait inacceptable de voir les troupes de la Finul être visées délibérément par l’armée israélienne ».
« Nous le condamnons, nous ne le tolérons pas et nous ne tolérerons pas que cela se reproduise », a-t-il dit.
Dans une déclaration commune, Emmanuel Macron, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni et le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez ont condamné « le récent ciblage de la FINUL par les Forces de défense israéliennes (FDI) ». « Ces attaques sont injustifiables et doivent cesser immédiatement », ont-ils dit.
La Finul, forte de quelque 10.000 hommes dont environ 700 Français, est chargée de faire respecter la résolution 1701 des Nations unies exigeant du Hezbollah et d’Israël qu’ils cessent de s’affronter dans le Sud-Liban.
Elle doit notamment garantir le « respect total par les deux parties de la Ligne bleue et des dispositions de sécurité visant à empêcher la reprise des hostilités ».
Après le lancement le mois dernier d’une intense campagne de bombardements, tant sur le Sud-Liban que sur la banlieue sud de Beyrouth et la vallée de la Bekaa, zones présentées comme des fiefs du Hezbollah, l’armée israélienne conduit des incursions terrestres dans le sud du Liban depuis le 1er octobre.
Au moins 22 personnes ont été tuées et 139 autres blessées par une frappe israélienne dans la nuit de jeudi à vendredi au coeur de Beyrouth, a déclaré le Premier ministre libanais par intérim, Najib Mikati. L’armée libanaise a annoncé la mort de deux soldats tués par des tirs israéliens vendredi.
Le démantèlement du Hezbollah est selon Israël une priorité pour permettre le retour de la population israélienne dans le nord du pays visé à intervalles réguliers par des tirs de roquettes du Hezbollah.
Ce qui n’était au départ qu’un conflit larvé entamé dans la foulée des attaques du 7-Octobre, s’est peu à peu transformé en guerre ouverte entre Israël et le mouvement libanais appuyé par Téhéran.
(Rédigé par Laila Bassam, Amina Ismail, Timour Azhari, Tom Perry et Abdelhadi Ramahi à Beyrouth, Maayan Lubell à Jerusalem, Clauda Tanios, Tala Ramadan et Ahmed Elimam à Dubaï ; version française Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse, édité par Sophie Louet)
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