« Tu m’as persuadé, Eternel, et je me suis laissé persuader » (Jérémie 20:7)
Jérémie a trouvé que la grâce du Dieu Tout-Puissant qui l’accompagnait dans son ministère était tout à fait « suffisante », malgré la tentation qu’il avait de tout abandonner.
« Tu m’as persuadé, Eternel, et je me suis laissé persuader ; tu m’as saisi, tu m’as vaincu. Et je suis chaque jour un objet de raillerie, tout le monde se moque de moi. » (Jérémie 20:7)
Jérémie se plaint de l’insulte et des dommages qu’il a endurés. Ses tergiversations peuvent paraître lamentables à côté du ton décidé et sans la moindre trace d’état d’âme de prophètes tels qu’Amos, Esaïe, Nahoum et Sophonie. Elles sont aux antipodes de la conviction de Paul (Actes 20:24), appelé pourtant, tout comme Jérémie, à souffrir dans sa chair en raison de l’hostilité que suscite son annonce de la parole de Dieu.
Même Jonas, pourtant réfractaire à la mission que le Seigneur lui avait confiée, avait proclamé dans toute la ville de Ninive, place forte de guerriers hostiles au Dieu d’Israël, un message des plus impopulaires.
En somme, Jérémie semble faire piètre figure parmi des hommes résolus à faire passer la parole de Dieu avant toute considération d’ordre personnel.
Les circonstances atténuantes ne manquent cependant pas dans le cas de Jérémie. A sa jeunesse au moment de sa vocation (Jérémie 1:6) s’ajoute l’expérience traumatisante du pilori relatée peu avant (Jérémie 20:2). Il vit, sous les successeurs de Josias, une crise politique sans précédent dans une société moralement et spirituellement délétère, où même ses anciens amis l’abandonnent (Jérémie 20:10).
Il doit livrer constamment un message négatif à des auditeurs qui le tournent en ridicule en lui appliquant le surnom de « mâgôr-missabib » qu’il avait donné à Pachhour. Ezéchiel a une tâche analogue parmi les exilés à Babylone à partir de 593 (Ezéchiel 1:1), mais Jérémie est placé véritablement en première ligne dans la ville menacée des horreurs d’une guerre imminente.
La quintessence de son message ne facilite en rien sa tâche. Dès son sermon au Temple du chapitre 7, il laisse prévoir la suppression du privilège qui donnait toute son importance à Jérusalem, la fin de la résidence de Dieu dans son Temple. Son départ prive la ville de la protection divine et ouvre la voie à l’armée babylonienne, qui n’épargnera rien ni personne.
Sur le plan politique, il ne proclame pas, comme Esaïe, une isolation politique honorable, mais une reddition et une soumission sans gloire à l’ennemi (Jérémie 27:1-8 ; 38:2). Même s’il avait trouvé une certaine compréhension parmi ses auditeurs, la tâche aurait été déprimante. L’absence de toute bonne volonté chez eux complique singulièrement sa tâche.
Le prophète n’oublie toutefois pas que la parole qu’il prononce en public est aussi celle de Dieu, tant et si bien qu’il est incapable de se taire.
« Si je dis : Je ne ferai plus mention de lui, je ne parlerai plus en son nom, il y a dans mon cœur comme un feu dévorant qui est renfermé dans mes os. Je m’efforce de le contenir, et je ne le puis. » (Jérémie 20:9)
Quelle leçon pouvons-nous tirer de cette situation ? Tant que nous pouvons constater que nous sommes dans les voies que Dieu nous a tracées, celles du devoir, et que nous rencontrons des difficultés et des découragements, c’est de la faiblesse et même de la folie de regretter de s’être engagé de la sorte.
Quelles que soient les injures qui peuvent nous être faites, nous devons les « déposer » devant Dieu. Nous serons alors pleinement récompensés par la présence du Seigneur, avec la protection et les Promesses qui en résulteront : nous pourrons alors témoigner Son œuvre aux autres et Lui rendre toute la Gloire qui Lui revient !
Que le peuple de Dieu sache plaider sa cause devant Dieu, Il saura alors prendre les mesures qui conviendront !
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