Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur. Philippiens 4:4
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous. Philippiens 4:4
Voilà une phrase qu’on entend souvent… « C’est pas la joie », dira la mère de famille surchargée, l’employé harassé par un patron exigeant ou des clients mécontents, le malade qui n’arrive pas à trouver le sommeil tant il souffre, le veuf désemparé à la suite du décès de sa compagne, l’enfant qui se sent incompris par des parents absents, le téléspectateur qui tremble devant les attaques terroristes, etc.
Le chrétien n’est pas exempt de ces sources d’angoisse. Il en a même d’autres : comment se réjouir quand il voit son assemblée se dépeupler, les disputes entre églises ou entre frères, la montée du sectarisme ou de la mondanité, sans parler de la sécheresse de son propre coeur ou du triste constat de ses défaillances.
« C’est pas la joie », aurait pu dire Paul aux Philippiens : il était prisonnier, apparemment arrêté dans un service fructueux, avait des difficultés financières (Philippiens 4.12), était attristé par le comportement de certains soi-disant croyants (Philippiens 3.18), inquiet pour un ami proche (Philippiens 2.27). Pourtant il leur écrit de toujours se réjouir. Quel est son secret ?
Il faut d’abord comprendre que notre joie ne devrait pas être liée aux circonstances. L’exemple de Paul le prouve : il avait appris à être content quelle que soit la situation où il se trouvait (Philippiens 4.11). Si nous attendons que tout soit parfait pour nous réjouir, nous risquons de ne jamais mettre en pratique l’exhortation de l’apôtre.
Notre joie est “dans le Seigneur” parce qu’il nous aime. Elle est liée à ce qu’il est et qu’il nous a révélé de son Père et de lui-même. Nous avons tout en lui : le pardon des péchés, l’assurance de la vie éternelle, une place dans le ciel, la possibilité d’avoir accès à Dieu comme un Père, etc. Réjouissons-nous parce que nos noms sont inscrits dans les cieux (Luc 10.20) ; réjouissons-nous parce que le Seigneur nous réserve une récompense (Matthieu 5.12).
Notre joie est également “dans le Seigneur” parce qu’elle est partagée avec lui. Par le chant d’un cantique, une prière de reconnaissance, nous pouvons entretenir une communion qui nous remplira de joie.
“Toujours”, ajoute Paul. Si notre joie tenait à nos circonstances, elle serait temporaire et intermittente. C’est seulement parce qu’elle est liée à celui qui est “le Même” qu’elle peut être durable.
Alors, « c’est la joie » ! Aujourd’hui, maintenant, là où nous sommes, réjouissons-nous dans le Seigneur !
Connaissez-vous lLe chant des galériens?
“Vous vous réjouissez, tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps”. 1 Pierre 1.6.
« En France, sous le règne de Louis XIV le roi veut rétablir l’utilisation des galères, bateaux à voiles et à rames. Son premier ministre, Richelieu, recommande de prendre comme rameurs les huguenots, protestants qui s’opposent aux pratiques de l’Église romaine. De 1685 à 1752, on a compté 7370 condamnations aux galères. Le procès des huguenots était rapide. Marqués au fer rouge, de trois lettres infamantes GAL, perdant leur nom d’hommes pour n’être plus désignés que par un numéro, ils attendaient dans les prisons le passage d’autres galériens. Des soldats, les ayant attachés deux par deux par le cou, les escortaient jusqu’au port le plus proche où ils embarquaient sur une galère. Sur le banc où il devait ramer jusqu’à la mort, chaque protestant était lié à quelque autre forçat, assassin ou voleur de préférence, qui l’étourdissait de ses blasphèmes.
Mais même liés de chaînes, ces galériens à cause de leur foi, chantaient encore. Au bruit de la mer, se mêlait alors le chant des Psaumes. La mer charriait ainsi des sortes d’églises enchaînées et flottantes ».
De même, au début de l’histoire de l’Église, les premiers chrétiens, se réjouissaient “d’avoir été estimés dignes de souffrir des outrages pour le Nom” (de Christ) (Actes 5.41). Un peu plus tard, Paul et Silas, enchaînés dans la prison à Philippe, “vers minuit… en priant, chantaient les louanges de Dieu ; et les prisonniers les écoutaient” (Actes 16.25). Les Hébreux, comme en témoigne l’épître qui leur est adressée, “avaient accepté avec joie d’être dépouillés de leurs biens’” (Hébreux 10.34).
Ces grands témoins d’une foi profonde, pouvaient, même dans la souffrance, manifester la joie qu’ils trouvaient en Dieu et dans leur Seigneur.
Aujourd’hui nous nous sentons vraiment minuscules devant ces héros de la foi ! Apprenons à puiser notre joie en Dieu, à toujours mettre notre confiance en Lui, notre Père. Réalisons la sympathie de notre Seigneur Jésus Christ, c’est ainsi que nous aussi, nous pourrons nous réjouir, même dans les épreuves.
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