Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. Jean 19:11
(Pilate dit à Jésus :) Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai le pouvoir de te crucifier ? Jésus répondit : Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. C’est pourquoi celui qui me livre à toi commet un plus grand péché. Jean 19:11
Le pouvoir de Pilate
Les chefs religieux des Juifs ont livré Jésus à Pilate, le gouverneur romain. Ils veulent obtenir sa condamnation à mort par crucifixion. Le gouverneur interroge Jésus, qui reste silencieux. Pilate, contrarié, affirme alors qu’il a pouvoir de vie et de mort sur celui qui se tient calmement devant lui, meurtri et couronné d’épines. Il croit posséder sur Jésus un pouvoir absolu. Mais sait-il qui est en réalité cet homme ?
Jésus avait dit peu avant : “Avant qu’Abraham fût, Je suis” (Jean 8. 58). Dieu s’était révélé à Moïse autrefois sous ce nom : “JE SUIS CELUI QUI SUIS” (Exode 3. 14). Jésus a donc affirmé qu’il est Dieu, “JE SUIS”, le “Tout-puissant” qui remplit l’Ancien Testament de sa gloire. Le chef romain a devant lui Dieu, devenu homme ! Jésus possédera bientôt l’autorité universelle (Matthieu 28. 18), et un jour tout genou fléchira devant lui (Philippiens 2. 10).
Alors qu’il se tient devant Pilate dans cette situation de honte, Jésus va-t-il répondre avec mépris, et lui faire sentir son immense supériorité ? Non, car il s’est anéanti volontairement, il est devenu un homme, et un homme “humble de cœur” (Matthieu 11. 29). Il rectifie toutefois ce qu’affirme Pilate, non pour mettre en évidence qui il est, le Fils de Dieu, mais pour rétablir la vérité sur la suprématie de Dieu : c’est de Dieu que Pilate détient son pouvoir.
Nous admirons, dans cette simple réponse de Jésus à Pilate, la profonde humilité du Fils de Dieu, ainsi que son désir d’aller jusqu’au bout de l’œuvre de salut que le Père lui avait confiée !
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