VIE CHRÉTIENNE : « Quelle sorte de terre es-tu ? », interpelle le pasteur Siaka Traoré
Les fidèles de l’Église Évangélique SIM de Goudrin à Ouagadougou ont été édifiés, ce dimanche 13 juin 2026, par un message du pasteur Siaka Traoré, basé sur la parabole du semeur rapportée dans l’Évangile selon Marc 4 : 1-11. L’homme de Dieu a invité les fidèles à examiner la disposition de leur cœur face à la Parole de Dieu et à devenir une terre fertile capable de produire du fruit pour le Royaume de Dieu.
Avant d’entrer dans le vif de son message, le pasteur Traoré, par ailleurs président du Conseil d’administration de l’Association nationale pour la traduction de la Bible et de l’alphabétisation (ANTBA), a exprimé sa gratitude à l’Église de Goudrin pour son soutien constant à cette œuvre qui vise à rendre la Parole de Dieu accessible dans les langues locales du Burkina Faso.
Abordant son enseignement du jour, le serviteur de Dieu a rappelé que Jésus utilisait des réalités quotidiennes accessibles à ses auditeurs pour révéler des vérités spirituelles profondes. À travers l’image d’un semeur qui répand sa semence dans différents sols, le Christ révèle les diverses attitudes du cœur humain face à la Parole de Dieu.
« Le semeur, c’est la Parole de Dieu », a rappelé le prédicateur, avant de poser une question centrale aux fidèles : « Quelle sorte de terre es-tu ? En d’autres termes, quelle est la nature de ton cœur et quel est ton degré de réceptivité et d’obéissance à la Parole de Dieu ? » Pour le pasteur Siaka Traoré, les quatre types de sols évoqués par Jésus représentent également les différentes attitudes que l’on peut retrouver dans l’Église.

La terre au bord du chemin : un cœur fermé à la Parole
Le premier sol présenté par Jésus est celui du bord du chemin. Selon le pasteur, cette terre représente les personnes qui entendent la Parole de Dieu mais qui ne la laissent pas pénétrer profondément dans leur vie. L’orgueil, les préjugés ou encore le refus d’être enseigné peuvent empêcher la Parole de transformer le cœur. « Même lorsqu’on vient à l’Église, il faut rester un récipient capable de recevoir. Ne méprisons pas celui que Dieu utilise pour nous parler », a-t-il conseillé.
La terre pierreuse : une foi superficielle qui ne résiste pas aux épreuves
Le deuxième sol est celui qui possède peu de profondeur. La semence pousse rapidement, mais elle se dessèche lorsque surviennent le soleil et les difficultés, faute de racines solides. Pour le prédicateur, cette image décrit ceux qui accueillent la Parole avec enthousiasme, mais abandonnent lorsque viennent les épreuves, les persécutions ou les moments difficiles de la vie. « On ne peut pas suivre Jésus sans porter sa croix. La foi en Christ ne doit pas être une foi superficielle, mais une foi sincère et véritable », a-t-il déclaré.

La terre envahie par les épines : un cœur partagé
Le troisième sol est celui où la semence pousse au milieu des ronces qui finissent par l’étouffer. Le pasteur Siaka Traoré a expliqué que cette terre représente les cœurs partagés entre Dieu et les préoccupations du monde. Les richesses, les ambitions personnelles, les inquiétudes et les désirs de toutes sortes peuvent progressivement prendre la place de Dieu dans la vie du croyant. « Un chrétien ne peut pas avoir un pied dans l’Église et un autre dans ce qui est contraire à Dieu. Nous devons être des chrétiens entièrement consacrés », a-t-il exhorté.
La bonne terre : un cœur disponible qui porte du fruit
Enfin, Jésus présente la bonne terre qui reçoit la semence, la fait grandir et produit du fruit : trente, soixante et cent pour un. Pour le pasteur, cette bonne terre n’est pas une vie sans difficultés. Elle nécessite un travail spirituel permanent afin d’arracher les mauvaises semences que sont notamment la haine, la jalousie, la colère, la division ou les mauvais désirs. « Même dans la bonne terre, il peut y avoir des pierres et des épines. Il faut travailler cette terre avec la prière, la méditation de la Parole et une communion sincère avec Dieu et avec les autres », a-t-il expliqué.

Le serviteur de Dieu a également encouragé chaque fidèle à faire de sa vie un témoignage visible. « Il faut que nos vies soient un message. Il faut que nos vies produisent du fruit », a-t-il insisté. Ce fruit, a-t-il rappelé, est celui que produit le Saint-Esprit : l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté et la maîtrise de soi.
En conclusion, le pasteur Siaka Traoré a invité l’Église à un examen personnel : chacun doit se demander quelle place il accorde réellement à la Parole de Dieu dans sa vie. Car une foi véritable n’est pas seulement une foi qui écoute, mais une foi qui transforme, qui témoigne et qui porte du fruit pour la gloire de Dieu.
Pour le Journal Chrétien,
Emmanuel LANKOANDE
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


