Voile: L’ultra-traileur Blanchard à l’assaut d’un nouveau défi sur la Transat Café L’Or
PARIS – Mathieu Blanchard, l’un des meilleurs ultra-traileurs du monde, se lance un nouveau défi puisqu’il prendra dimanche au Havre le départ de la Transat Café L’Or (ex-Transat Jacques-Vabre), sa première course au large, pour rallier la Martinique aux côtés du Néo-Zélandais Conrad Colman.
« Le projet est d’abord né dans ma tête de nombreuses années en arrière quand je lisais beaucoup de récits d’aventures et notamment de traversées d’océans », raconte-t-il à Reuters.
L’idée devient possible quand en novembre 2024, quelques semaines après sa victoire à la Diagonale des fous – l’un des quatre monuments de l’ultra-trail -, Mathieu Blanchard est invité au départ du Vendée Globe. Il y rencontre notamment l’acteur belge François Damiens, engagé sur la Transat Jacques-Vabre en 2013.
« J’avais mentionné que si un jour l’opportunité se faisait, je le ferai », se souvient-il.
Quelques jours plus tard, Conrad Colman organise une réunion en visio, alors qu’il est au coeur de son deuxième Vendée Globe conclu à la 21e place avec son bateau MS Amlin de la classe Imoca.
« C’est une année de transition et j’ai un petit peu plus d’ouverture d’esprit avant de me relancer dans le prochain Vendée Globe 2028. C’est ça qui a créé cette opportunité de faire ce projet unique avec Mathieu (Blanchard) », explique Conrad Colman à Reuters.
« J’ai eu une carrière de haut niveau dans un autre sport et donc c’était intéressant de se ressourcer, de prendre l’inspiration de quelqu’un d’autre et d’une autre manière de travailler », poursuit l’ancien vététiste.
Puisque devenir navigateur ne s’improvise pas, le deuxième de l’UTMB 2022 – un autre monument de l’ultra-trail – a dû apprendre en accéléré avec notamment un stage de survie obligatoire et un parcours de 1.000 milles nautiques (1.852 km) à effectuer pour valider la qualification.
« En tout et pour tout, vingt jours de navigation ensemble, plus le stage de survie et beaucoup de lectures théoriques », résume l’athlète de 37 ans. « J’avais imaginé un peu plus confortable mais il n’y a absolument rien de confortable. C’est parfois violent quand les vents sont forts, ça tape très, très fort, c’est très bruyant, c’est très difficile de se déplacer. »
D’autant plus que le deuxième de la Hardrock 100 en juillet dernier – un autre majeur de l’ultra-trail – a souffert du mal de mer.
« Pour avoir vécu des souffrances dans ma vie, dans mon sport, le mal de mer est au top de l’échelle », estime-t-il. « Les souffrances (en ultra-trail) sont plus ciblées, mais le mal de mer prend le corps entier et on perd toute notre force. C’est très déroutant. »
« JE VEUX SOUFFRIR »
Si bien que l’appréhension commence peu à peu se faire ressentir à moins de 48 heures du départ dans des conditions de mer probablement musclées.
« Je dois avouer que je ne vais pas faire le super-héros. J’ai très, très peur mais je suis en même temps super excité de faire ce projet parce que c’est moi qui ai décidé de le faire, je sais dans quoi je me suis embarqué », reconnaît le natif de Cavaillon (Vaucluse).
Quand les responsabilités sont souvent partagées dans une course en duo, Conrad Colman prévoit de naviguer « quasiment en solitaire » dans la première partie de course.
« On a vu sur le convoyage (de Lorient au Havre) que Mathieu (Blanchard), non par sa faute mais par la réalité de la course au large, a toujours du mal à appréhender les risques de bien comprendre ce que font les bateaux autour. C’est quelque chose qui vient avec l’expérience. C’est un défi que peut-être j’avais sous-estimé initialement », admet le skippeur néo-zélandais.
Dans une classe Imoca à deux vitesses entre les 13 bateaux nouvelle génération à foils et les cinq à dérives dont fait partie le MS Amlin, Conrad Colman veut seulement se comparer à sa catégorie officieuse.
Concernant Mathieu Blanchard, que serait une Transat Café L’Or réussie ?
« Je veux vivre une grande aventure, donc des émotions fortes : je veux avoir froid, peur, mal, je veux souffrir, être en colère, être heureux, m’ébahir devant des ciels étoilés », dit-il. « Dans ma vie, je préfère accumuler de belles histoires que du matériel. »
Une fois en Martinique, après 10 à 14 jours de course si tout se passe bien, les deux compères inverseront les rôles avec l’ultra-traileur en coach du navigateur pour arpenter les chemins de « l’île aux fleurs » avant, peut-être de participer à l’une des courses de trail de la TransMartinique.
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Blandine Hénault)
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