Le projet d’accord du « Ségur de la Santé » validé par une majorité de syndicats
La CFDT, FO et l’Unsa Santé ont approuvé le projet d’accord à 7,5 milliards d’euros du « Ségur de la Santé », validant ainsi une augmentation mensuelle de 180 euros pour le personnel hospitalier non soignant et des engagements en matière d’embauches.
« Un accord majoritaire pour le Ségur grâce à la signature de l’UNSA santé Sociaux au profit des agents et des salariés de la santé », a annoncé vendredi soir sur Twitter Laurent Escure, le secrétaire général de l’Unsa. « Tout n’est pas réglé mais c’est une reconnaissance de l’engagement des soignants ! »
La vaste concertation du Ségur de la Santé avait été lancée le 25 mai dans la foulée de la crise sanitaire du coronavirus, notamment pour revaloriser les salaires du personnel hospitalier. Un protocole d’accord a été trouvé dans la nuit de mercredi à jeudi.
« Oui, on s’engage là-dessus parce que cet accord, c’est un gain salarial », avait annoncé dans la matinée sur France Info Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT. « Il y a des moments où il faut conclure, c’est le moment de conclure », avait-il ajouté, évoquant un compromis très positif pour les personnels de l’hôpital public.
Force ouvrière a également indiqué, après consultation de sa base, avoir reçu un « mandat clair » pour valider ce protocole d’accord.
« Néanmoins, ajoute la centrale dans un communiqué, ce protocole de revalorisation n’est qu’une étape et ne serait être le solde de tout compte. »
FO estime ainsi que sur les conditions de travail, le financement des hôpitaux et l’investissement, l’issue de cette consultation n’est pas encore à la hauteur de ses attentes.
L’accord validé vendredi soir prévoit que la revalorisation de 180 euros des salaires mensuels du personnel non médecin de se fera en deux temps: en septembre prochain puis en mars prochain.
Le nouveau Premier ministre, Jean Castex, avait annoncé mardi soir qu’il ajouterait un peu plus d’un milliard d’euros à l’enveloppe destinée au personnel hospitalier paramédicaux, c’est-à-dire le personnel administratif, les infirmiers et les aides-soignants, la faisant passer ainsi de 6,4 à 7,5 milliards d’euros.
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