Cameroun: le Minee lance la 2ème phase des centrales solaires photovoltaïques de Maroua et Guider
Cameroun: le Ministre de l’eau et de l’énergie lance la deuxième phase des centrales solaires photovoltaïques de Maroua et de Guider
Dans une région où le soleil brille presque toute l’année, le Cameroun transforme l’ensoleillement en atout stratégique. Ce lundi 15 septembre 2025, le Ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston ÉLOUNDOU ESSOMBA, a procédé à la pose de la première pierre de la nouvelle phase des centrales solaires photovoltaïques de Maroua et Guider. S’inscrivant dans la vision du Président Paul Biya, cette initiative marque un jalon décisif dans la marche vers l’accès universel à l’électricité d’ici 2030.
Un projet qui double la capacité solaire du Septentrion
La première phase, mise en service en septembre 2023, avait apporté 36 Mégawatts-crête et 20 Mégawatts-heures de stockage. Elle couvre déjà près de 40 % de la demande en journée dans le Nord du Cameroun. Avec cette deuxième phase, ce sont 28,6 Mégawatts-crête et 19,2 Mégawatts-heures de stockage supplémentaires qui seront installés en partenariat public-privé avec l’entreprise norvégienne Scatec Solar-Release.
Selon le Ministre, cette extension injectera chaque année 62,8 Gigawatt-heures d’électricité dans le Réseau Interconnecté Nord. « Les premiers mégawatts seront injectés dès mars 2026, avant l’achèvement complet prévu en septembre de la même année », a-t-il assuré, en rappelant que ce chantier « est la preuve tangible de la volonté du Chef de l’État de tenir ses promesses ».
La dimension politique et sociale d’un chantier énergétique
Pour Paul Biya, l’énergie solaire est bien plus qu’un choix technique. Dès 2018, lors de son discours de campagne à Maroua, il avait annoncé que des installations solaires viendraient compléter les barrages hydroélectriques, afin d’électrifier les zones rurales et soutenir l’industrie locale. Sept ans plus tard, la promesse se matérialise.
« Ces infrastructures ne sont pas seulement des ouvrages techniques ; elles incarnent l’espoir d’un avenir meilleur, en créant de l’emploi, en soutenant l’éducation et en renforçant le développement économique du Septentrion », a ajouté le Ministre.
Une cérémonie populaire et des partenaires mobilisés
La pose de la première pierre s’est déroulée dans une ambiance solennelle et festive. Après les mots de bienvenue du Maire de Maroua, les partenaires techniques ont pris la parole. Le Directeur Général de Scatec a salué « une coopération fructueuse entre la Norvège et le Cameroun dans le domaine des énergies renouvelables », tandis que le Directeur Général d’ENEO a souligné que « l’intégration progressive du solaire à l’hydroélectricité transformera l’expérience des usagers dans le Nord ».
Moment central de la journée : l’allocution du Ministre, suivie de la pose symbolique de la pierre, d’une photo de famille et d’interviews avec la presse. La cérémonie s’est achevée par un déjeuner officiel offert aux invités.
Un maillon d’une stratégie nationale
Au-delà de Maroua et Guider, le Cameroun poursuit plusieurs projets énergétiques structurants. L’aménagement hybride de Bini à Warack (95 MW) et la grande ligne de raccordement Nachtigal–Ngaoundéré–Wourosoua doivent renforcer à moyen terme la stabilité du réseau et connecter le Nord au Sud d’ici 2028.
En parallèle, des programmes hydrauliques, comme la deuxième phase du projet « neuf villes » et le lancement du SEWASH financé par la Banque mondiale, renforcent l’accès à l’eau potable dans le Septentrion.
Un pari assumé par Paul Biya
À Maroua, la foule a vu dans ce chantier un signe de confiance et de continuité. Pour le Chef de l’État, miser sur le solaire revient à transformer une contrainte naturelle en ressource nationale. Derrière les chiffres, ce sont des foyers, des écoles et des entreprises qui attendent une énergie stable et abordable.
Le pari de Paul Biya est clair : faire de la lumière du soleil une promesse tenue de progrès et de souveraineté énergétique pour le Cameroun.
Avec AE/Le Journal Chrétien
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