La technologie publicitaire de Google visée par une plainte d’éditeurs européens
Les éditeurs européens ont porté plainte vendredi contre Google concernant son activité publicitaire en ligne, ce qui pourrait potentiellement renforcer l’enquête à ce sujet de la vice-présidente de la Commission européenne chargée de la concurrence.
Margrethe Vestager, qui a infligé à Google plus de 8 milliards d’euros d’amendes ces dernières années pour des pratiques anticoncurrentielles dans trois affaires, a lancé l’année dernière une enquête sur les activités de publicité numérique de Google.
Environ 16% des revenus du géant numérique proviennent de ses activités auprès d’éditeurs de presse, qui utilisent la technologie de Google pour vendre des annonces sur leurs sites internet et leurs applications.
La Commission européenne a ouvert une enquête en juin afin de déterminer si Google favorise ses propres services de technologie d’affichage publicitaire en ligne au détriment de ses rivaux, des annonceurs et des éditeurs en ligne.
L’organisation professionnelle des éditeurs, qui compte parmi ses membres Axel Springer, News UK, Conde Nast, Bonnier News et Editorial Prensa Iberica, a porté sa plainte devant la Commission européenne, estimant que Google exerce une mainmise sur les éditeurs de presse par le biais des technologies publicitaires.
« Il est grand temps que la Commission européenne impose à Google des mesures qui modifient réellement (…) son comportement », a déclaré Christian Van Thillo, président de l’organisation, dans un communiqué.
« Google a réussi à contrôler de bout en bout la chaîne de valeur de la technologie publicitaire, se vantant de détenir des parts de marché allant de 90 à 100% dans certains segments de cette chaîne », a-t-il ajouté.
Le groupe américain a réalisé 147 milliards de dollars de revenus grâce aux publicités en ligne en 2020, soit plus que toute autre entreprise dans le monde.
Google a déclaré qu’il s’engagerait de manière constructive avec la Commission.
(Version française Kate Entringer, édité par Sophie Louet)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


