Cameroun/Présidentielle 2025 : Yerima Dewa pose neuf conditions à son soutien à Paul Biya
Présidentielle 2025 : Yerima Dewa pose neuf conditions à son soutien à Paul Biya
Ousmanou Aman Sa’ali, maire de Pitoa (Nord) et ancien bras droit d’Issa Tchiroma Bakary, revient sur le devant de la scène politique sous son nom de guerre, Yerima Dewa. Désormais président du All Cameroonian Congress (ACC), qu’il a fondé après avoir claqué la porte du FSNC, il conditionne son soutien au président sortant Paul Biya, candidat à sa propre succession à la présidentielle du 12 octobre 2025.
Dans un mémorandum dévoilé après ses meetings à Maroua (21 juillet) et Pitoa (19 juillet), Yerima Dewa détaille neuf doléances majeures. Il exige d’abord des moyens financiers conséquents pour permettre à l’ACC de soutenir activement la campagne du RDPC. Il réclame ensuite le respect des quotas pour les candidats du Grand Nord dans les concours des grandes écoles publiques — ENAM, EMIA, ENS — portes d’accès à la fonction publique.
Sur le plan du développement, il demande la réhabilitation du port fluvial de Garoua, la construction de forages solaires pour pallier le manque d’eau potable, la remise en état des infrastructures énergétiques, dont le barrage de Lagdo, ainsi que la relance du projet de barrage de Bini à Warak et la création d’une retenue d’eau sur le fleuve Faro. Il insiste aussi sur la réhabilitation de l’axe routier stratégique Ngaoundéré-Garoua-Maroua-Kousseri, vital pour la région septentrionale.
Le président de l’ACC réclame en outre la construction et l’équipement de centres d’excellence pour la formation professionnelle à Maroua, Garoua et Ngaoundéré, et l’intensification de la lutte contre l’insécurité dans le Grand Nord.
S’il justifie ce ralliement par une « prise de conscience approfondie des grandes réalisations accomplies durant le dernier mandat » de Paul Biya, Yerima Dewa entend clairement monnayer son appui politique pour obtenir des engagements concrets en faveur de sa région, qui reste l’un des bastions électoraux majeurs du pays.
Avec Stopblablacam
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