Un hôtel-casino de Macao confiné après un cas de COVID-19, selon les médias
HONG KONG (Reuters) – Un hôtel-casino de la ville chinoise de Macao, la plus grande plaque tournante des jeux d’argent au monde, a été fermé mardi par les autorités avec 700 personnes confinées à l’intérieur en raison d’un cas d’infection au coronavirus, a rapporté la chaîne télévisée TDM.
Ce nouveau confinement intervient alors que la région administrative spéciale procède à une campagne de dépistage massif de deux jours auprès de ses plus de 600.000 habitants, après avoir découvert de dizaines de cas d’infection transmis localement au cours du week-end.
Les images obtenues par la chaîne TDM et les publications spécialisées montrent des policiers en tenue de protection en train de sceller le complexe pour empêcher les gens d’entrer ou de sortir.
Le Fortuna, un casino appartenant à SJM Holdings, l’empire créé par le magnat des casinos de Macao Stanley Ho, était dirigé par l’homme d’affaires Sio Tak Hong, arrêté l’année dernière pour corruption et blanchiment d’argent présumés.
Ni l’hôtel ni le gouvernement n’ont répondu pour l’instant aux demandes de commentaires.
La dernière vague de contaminations au coronavirus à Macao, qui n’a jamais connu de quarantaine ou de confinement à grande échelle, remonte à octobre 2021. Des dizaines de cas ont été recensés depuis le week-end, un bilan qui reste toutefois bien en deçà du nombre d’infections quotidiennes observées dans d’autres villes du pays, notamment à Hong Kong, où le nombre de contaminations a dépassé le millier de cas ces derniers jours.
L’ancienne colonie portugaise adhère à la stratégie dite « zéro COVID », qui vise à rapidement détecter et isoler les personnes infectées.
La plupart des résidents de Macao sont ainsi priés de rester chez eux, les restaurants ont été fermés et les restrictions aux frontières ont été renforcées, ce qui signifie que les recettes des casinos devraient être au plus mal pendant au moins une semaine et probablement les semaines à venir, selon les analystes.
(Reportage Farah Master; version française Diana Mandiá, édité par Kate Entringer)
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