Ukraine: Les deux réacteurs de la centrale de Zaporijjia reconnectés au réseau
par Tom Balmforth et Natalia Zinets
KYIV (Reuters) – Les deux réacteurs de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia qui avaient été mis à l’arrêt jeudi par mesure de sécurité ont été reconnectés au réseau électrique ukrainien, a annoncé vendredi la compagnie énergétique publique ukrainienne Energoatom.
Energoatom a annoncé en début de soirée que le second réacteur était de nouveau en capacité de produire de l’électricité, quelques heures après le premier.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait annoncé jeudi que les deux réacteurs opérationnels de la plus grande centrale nucléaire d’Europe (qui en totalise six) avaient été déconnectés du réseau électrique ukrainien et que leurs systèmes de protection d’urgence avaient été activés après que l’alimentation de la centrale avait été interrompue pendant plusieurs heures.
Pendant cette interruption, des groupes électrogènes de secours fonctionnant au diesel ont assuré l’alimentation de la centrale en électricité et préservé sa sécurité, a déclaré jeudi soir le président ukrainien Volodimir Zelensky, en soulignant qu’une catastrophe avait été évitée de peu.
L’interruption d’alimentation de la centrale a été attribuée à des bombardements autour du site, dont Russes et Ukrainiens se sont rejeté la responsabilité.
Volodimir Zelensky a réitéré jeudi soir ses appels au départ des troupes russes qui occupent la centrale, située près de la ligne de front, sur les rives du Dniepr.
« Il est essentiel (…) que s’exerce une pression internationale pour obliger les occupants à se retirer immédiatement du périmètre de la centrale nucléaire de Zaporijjia », a déclaré le président ukrainien dans une allocution vidéo.
Les systèmes de refroidissement et de sécurité de la centrale dépendent de son alimentation en électricité, et, selon l’AIEA, trois des quatre lignes électriques à haute tension qui desservent la centrale ont déjà été détruites dans les combats.
La centrale de Zaporijjia, située dans le sud de l’Ukraine, est contrôlée par les forces russes depuis le mois de mars, aux premiers jours de l’offensive russe en Ukraine, mais elle est située à la limite du territoire contrôlé par l’Ukraine des techniciens ukrainiens d’Energoatom continuent d’assurer son fonctionnement.
Elle a été la cible ces dernières semaines de bombardements répétés dont Moscou et Kyiv se sont rejeté la responsabilité, suscitant l’inquiétude de la communauté internationale, qui plaide pour une démilitarisation de la zone et l’envoi sur place d’une mission de l’AIEA.
Le directeur général de cette agence onusienne, Rafael Grossi, a estimé jeudi que la perspective de voir une mission de l’AIEA accéder à la centrale était « très très proche ».
Dans un entretien publié vendredi dans Le Monde, Rafael Grossi rappelle qu’il travaille également à la conclusion d’un accord pour que « des experts de l’agence puissent rester en permanence à Zaporijjia » après cette mission et souligne son inquiétude face à la situation volatile autour de la centrale.
« Dans les circonstances actuelles, le scénario d’un accident ne peut être exclu. Il y a des interruptions en continu de l’approvisionnement électrique, des problèmes avec les combustibles usés… Un accident vous fait passer du vert au rouge sans transition. Donc, je suis effectivement inquiet. »
(Reportage bureaux de Reuters, Max Hunder et Natalia Zinets ; version française Bertrand Boucey, Myriam Rivet et Tangi Salaün)
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