JO 2026/Biathlon-La France bat son record de médailles d’or aux Jeux d’hiver avec le relais féminin
ANTERSELVA, Italie, 18 février (Reuters) – Le biathlon français a réussi son « grand chelem » : après le relais mixte et le relais masculin, le relais féminin a remporté à son tour le sacre olympique, mercredi.
Le relais composé, dans l’ordre, de Camille Bened, Lou Jeanmonnot, Océane Michelon et Julia Simon a devancé la Suède (+ 51 »3), tenante du titre, et la Norvège (+ 1’07 »6) pour offrir une 17e médaille à la délégation française aux Jeux de Milan-Cortina.
Cette sixième médaille d’or permet à la France de battre son record en la matière sur des Jeux d’hiver établi lors des deux dernières éditions (5).
Julia Simon entre également dans l’Histoire du sport tricolore en devenant la première Française à décrocher trois titres olympiques lors de la même édition des Jeux, été et hiver confondus, après ses victoires sur le relais mixte et l’individuel tandis que Lou Jeanmonnot est la première à empocher quatre médailles sur une édition.
Comme un symbole, le scénario a imité celui des hommes mardi. Un premier relais compliqué de Camille Bened qui, après un tour de pénalité sur son deuxième tir, a transmis le témoin à Lou Jeanmonnot en 16e position à 56 secondes de la tête.
« On avait dit qu’on voulait faire comme les garçons, j’ai tellement voulu faire comme eux que j’ai fait comme Fabien (Claude) », a souri sur France TV Camille Bened, qui a remporté sa première médaille d’or.
« J’étais très, très déçue de ma course. On savait qu’on était favorites pour aller chercher cette médaille et je pense que j’ai minimisé la pression que ça pouvait avoir et je pense que je l’ai pris de plein fouet. »
« JE ME SUIS AMUSÉE »
Mais portée par des jambes de feu, Lou Jeanmonnot, la leader du classement général de la Coupe du monde, a effectué une remontée fantastique pour finir son relais en troisième position, à moins de deux secondes de la première place.
Océane Michelon a été impériale pour creuser l’écart et donner le relais à Julia Simon dans un fauteuil, avec 47 secondes d’avance sur la deuxième position.
Cette dernière n’a pas relâché pour autant, réalisant un sans-faute impressionnant derrière la carabine tout en tirant à une vitesse folle. Elle s’est offert le droit de célébrer dans les derniers hectomètres, drapeau en main au moment de franchir la ligne d’arrivée.
« La course d’aujourd’hui est une course que j’avais cochée depuis tellement longtemps. J’avais tellement à coeur, l’équipe avait tellement à coeur de concrétiser ces deux derniers titres mondiaux », a déclaré Julia Simon sur France TV, en référence aux médailles d’or des championnats du monde 2024 et 2025 de ce relais.
« Les filles ont déjà fait le gros du travail, j’ai pu vraiment me faire plaisir. Je me suis amusée devant les cibles. On a une équipe forte et on a réussi à le concrétiser aujourd’hui. »
Malgré les turbulences qui ont émaillé le groupe tricolore, Julia Simon ayant été condamnée en octobre dernier pour des achats effectués en 2022 avec la carte bancaire de sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet, le relais féminin est l’un des plus performants de la planète.
Il a remporté trois des cinq dernières courses de ce format en Coupe du monde, quelle que soit sa composition, Camille Bened ayant par exemple été préférée mercredi à Justine Braisaz-Bouchet.
Ce titre sur le relais féminin est le deuxième, 34 ans après les pionnières Anne Briand, Véronique Claudel et Corinne Niogret.
(Reportage de Philip O’Connor, version française Vincent Daheron, édité par Sophie Louet)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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