Merz s’interroge sur l’intérêt pour Berlin d’un chasseur de 6e génération
BERLIN, 18 février (Reuters) – Le chancelier allemand Friedrich Merz s’interroge sur l’intérêt pour l’Allemagne de développer un avion de chasse de sixième génération avec un pilote, alors que le programme d’avion de combat du futur (SCAF) avec la France et l’Espagne connaît de grandes difficultés.
Dans un podcast diffusé mercredi, Friedrich Merz dit se poser des questions sur le coût et la pertinence d’un tel projet, alors que la guerre en Ukraine démontre l’importance croissante des drones dans les conflits modernes.
« Aurons-nous encore besoin d’un avion de combat piloté dans 20 ans ? En avons-nous encore besoin, sachant que son développement entraînera des coûts considérables ? », demande le chancelier allemand.
Interrogé sur cette déclaration, un porte-parole du gouvernement allemand a assuré que Berlin ne cherchait pas à mettre fin au programme SCAF, mais au contraire à trouver un moyen de continuer à le développer avec la France.
La semaine dernière, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a déclaré que le sort de ce projet de 100 milliards d’euros, lancé en 2017 pour remplacer les Rafales français et les Eurofighters allemands, serait connu dans les prochains jours.
Nombre d’experts s’attendent à ce que Paris et Berlin renoncent à développer ensemble un avion de combat de 6e génération, objet de vives rivalités entre Dassault et Airbus, tout en poursuivant leur coopération dans les autres domaines du programme SCAF, les drones et le « combat cloud », l’infrastructure numérique reliant les plateformes pilotées et non pilotées.
Friedrich Merz semble prendre acte de ce scénario dans le podcast Machtwechsel, reconnaissant les besoins divergents de l’Allemagne et de la France.
« Les Français ont besoin d’un avion à capacité nucléaire capable d’atterrir sur un porte-avions. Nous n’en avons actuellement pas besoin dans les forces armées allemandes », souligne-t-il. « Si nous ne parvenons pas à résoudre ce problème, nous ne pourrons pas poursuivre le projet. »
Le chancelier n’écarte cependant pas totalement l’hypothèse du développement d’un avion de combat de 6e génération, se disant prêt à explorer d’autres partenariats, par exemple avec l’Espagne qui participe déjà au programme SCAF, ou avec d’autres pays « qui sont intéressés par des discussions avec nous à ce sujet ».
(Rédigé par Sabine Siebold, avec la contribution d’Andreas Rinke ; version française Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)
Pourquoi soutenir Journal Chrétien ?
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Nos deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

