Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

Trump reçoit discrètement Al Charaa à la Maison blanche

❤️ Nouveau: Soutenez la campagne de dons du Journal Chrétien

PARTAGER SUR :

par Steve Holland et Matt Spetalnick

WASHINGTON (Reuters) – Donald Trump s’est engagé lundi à tout faire pour aider la Syrie en recevant de manière discrète à la Maison blanche Ahmed al Charaa, ancien chef des rebelles qui ont fait chuter le régime autocratique de Bachar al Assad il y a près d’un an et qui oeuvre depuis pour mettre fin à l’isolement international de son pays.

Jamais, jusqu’à présent, un président syrien n’avait été reçu à la Maison blanche. Ahmed al Charaa, ancien chef de la branche syrienne du groupe Al Qaïda, figurait en outre encore sur la liste américaine des « terroristes mondiaux spécialement désignés » quelques jours seulement avant sa venue à Washington.

Cette visite intervient six mois après que Donald Trump et Ahmed al Charaa se sont rencontrés pour la première fois en mai en Arabie saoudite, où le président américain effectuait un déplacement dans le cadre d’une tournée régionale et avait annoncé à cette occasion sa volonté de lever les sanctions américaines visant la Syrie.

Alors que les deux hommes s’entretenaient à huis clos lundi à la Maison blanche, le département américain du Trésor a annoncé une prolongation de 180 jours de la suspension des sanctions américaines, que seul le Congrès peut lever entièrement.

Ahmed al Charaa est arrivé à la Maison blanche sans le protocole ni la publicité habituellement réservés à ce genre de réception d’hôtes étrangers. Il est entré par une porte latérale où les journalistes n’ont pu que l’apercevoir, et non par la porte principale de la West Wing.

S’exprimant devant des journalistes, Donald Trump a dit sa confiance en Ahmed al Charaa, qualifié de « dirigeant puissant ». « Nous ferons tout notre possible pour la réussite de la Syrie », a déclaré le président américain.

Ahmed al Charaa, 43 ans, a pris le pouvoir en décembre dernier après que l’alliance de groupes rebelles qu’il dirigeait a mené une offensive éclair depuis le nord-ouest de la Syrie jusqu’à Damas pour renverser Bachar al Assad, dont la famille était au pouvoir depuis des décennies.

Depuis, la Syrie s’est repositionnée sur le plan régional, s’éloignant des principaux alliés de Bachar al Assad – Iran et Russie – pour se rapprocher de la Turquie, des pays du Golfe et des Etats-Unis.

Washington chapeaute des pourparlers entre la Syrie et Israël en vue d’un possible pacte sécuritaire et se prépare également à établir une présence militaire américaine sur une base aérienne de Damas, comme l’a rapporté ce mois-ci Reuters, citant des sources au fait de la question.

La Syrie devrait par ailleurs intégrer la coalition sous commandement américain luttant contre le groupe Etat islamique (EI).

« MOMENT D’ESPOIR »

En amont de la visite d’Ahmed al Charaa, Donald Trump a déclaré qu' »un tas de progrès ont été réalisés » s’agissant de la Syrie.

« Je pense que (Ahmed al Charaa) fait du bon boulot », a-t-il dit devant des journalistes à la Maison blanche. « C’est une zone compliquée, et c’est un dur à cuire, mais je m’entends très bien avec lui. »

Si le président américain avait annoncé en mai qu’il lèverait toutes les sanctions contre la Syrie, les mesures les plus strictes peuvent seulement être abrogées par le Congrès.

La Maison blanche et le département d’Etat américain ont dit publiquement vouloir que cela soit le cas d’ici la fin de l’année mais, d’après des experts, l’actuelle paralysie de l’administration fédérale américaine (« shutdown ») pourrait compliquer ce calendrier.

Ahmed al Charaa a désespérément besoin que les sanctions internationales visant la Syrie soient levées afin de favoriser les investissements dans le pays et relancer une économie ravagée par 14 années de guerre. La Banque mondiale a estimé que plus de 250 milliards de dollars seraient nécessaires pour reconstruire le pays.

Des violences confessionnelles ont secoué la Syrie depuis la chute de Bachar al Assad, avec des affrontements qui ont fait plus de 2.500 morts, ravivant les douleurs de la guerre civile et jetant un doute sur la capacité des nouveaux dirigeants à gouverner pour tous les Syriens.

La visite d’Ahmed al Charaa à Washington est « emblématique du virage majeur qui est en cours », a commenté Firas Maksad, directeur général en charge du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord chez Eurasia, notant que « la Syrie est passée de fief iranien au camp américain » et que « Al Charaa lui-même s’est transformé, passant de terroriste recherché à partenaire dans la guerre contre le terrorisme ».

« Beaucoup de choses peuvent encore mal tourner dans cette expérience encore embryonnaire, et des préoccupations sérieuses demeurent à propos des droits des minorités et individuels », a-t-il ajouté, « mais la première visite d’un président syrien à Washington est un moment d’espoir que la Syrie est sur la bonne voie ».

(Steve Holland à Washington, avec Timour Azhari à Ryad, Patricia Zengerle à Washington, rédigé par Timour Azhari et Matt Spetalnick; version française Jean Terzian et Bertrand Boucey)

tagreuters.com2025binary_LYNXMPELAA075-FILEDIMAGE

Chrétiens TV

Faites un don maintenant pour nous aider à poursuivre notre mission !

Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.
Les chrétiens protestants et évangéliques ont longtemps sous-estimé le pouvoir des médias. Les récentes polémiques concernant des reportages à charge contre les plus grandes églises évangéliques françaises pose la question des intentions des patrons des médias, de ces milliardaires qui ont surinvesti ce champ de bataille idéologique.

Ne perdons pas la bataille idéologique

Les achats de médias par des milliardaires ne sont pas toujours motivés par la rentabilité financière, mais plutôt par des intérêts idéologiques. Ils achètent les médias pour influencer l'opinion publique, mener des batailles culturelles et maintenir leur pouvoir économique et social.

Les évangéliques pris pour cible

L’influence grandissante des évangéliques gêne certains patrons des médias qui, disons-le, sont engagés dans des loges ou des sectes pernicieuses. Très puissante aux États-Unis, où de nombreuses personnalités ont renoncé à l'occultisme et à la débauche pour se convertir à la foi évangélique, la percé de cette frange chrétienne de plus en plus présente en France fait trembler le monde des ténèbres.

Faire contrepoids

A l'heure actuelle, les chaînes d’info font l’agenda, nourrissent les réseaux sociaux, orientent les débats publics. Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV veulent aller sur leur terrain en investissant la sphère politique et médiatique pour y proposer une autre hiérarchie de l’information. Il est question de mener la bataille culturelle pour faire contrepoids aux groupes de médias hostiles aux Evangéliques.

A quoi serviront vos dons ?

Nous avons l’ambition de développer une plateforme de médias suffisamment compétitive. Vos dons nous permettront de créer des émissions chrétiennes de qualité, de réaliser plus d’investigation, de reportages et d’enquêtes de terrain, d'organiser des débats sur des sujets de société, et de recruter du personnel compétent.
Il nous faudra également développer davantage notre présence sur le terrain, produire plus de reportages, investir dans du matériel.
Le Journal Chrétien est un média libre, indépendant, sans publicité, accessible à tous grâce à la fidélité et à la générosité de ses lecteurs.
Votre don (défiscalisable à 66%), petit ou grand, est plus qu’un geste. C’est un acte militant et chrétien !

Les commentaires sont fermés.