Trump appelle l’Ukraine à accepter un accord, pas de cessez-le -feu en Alaska
par Steve Holland et Andrew Osborn
WASHINGTON/MOSCOU (Reuters) -Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les Ukrainiens devaient accepter un accord pour mettre fin à la guerre avec la Russie parce que cette dernière est « une très grande puissance, et pas eux », au lendemain d’un sommet où le président russe Vladimir Poutine n’a pas cédé sur l’instauration d’un cessez-le feu.
Dans un revirement majeur, Donald Trump a ajouté être tombé d’accord avec son homologue russe pour dire que le meilleur moyen de mettre fin au conflit était de travailler directement à un accord de paix, et pas à un cessez-le feu – réclamé par l’Ukraine, ses alliés européens et, jusqu’ici, avec le soutien des Etats-Unis.
Donald Trump a tenu ces propos samedi matin après avoir rencontré Vladimir Poutine la veille en Alaska pendant près de trois heures pour le premier sommet USA-Russie depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.
« Il a été établi par tous que le meilleur moyen de mettre fin à cette guerre horrible entre la Russie et l’Ukraine est de se diriger directement vers un accord de paix, qui mettrait fin à la guerre, et pas vers un simple accord de cessez-le-feu, qui souvent ne tient pas », a dit le président américain dans un message posté sur Truth social.
Le conflit, le plus meurtrier en Europe depuis 80 ans, a fait plus d’un million de morts et blessés dans les deux camps, dont plusieurs milliers de civils, en majorité ukrainiens, selon des analystes.
L’armée de l’air ukrainienne a annoncé que la Russie avait lancé dans la nuit 85 attaques de drones et missiles balistiques sur l’Ukraine. Selon l’agence russe RIA, qui cite le ministère de la Défense russe, les systèmes de défense aérienne de Russie ont intercepté et détruit 29 drones ukrainiens survolant des régions russes, dont dix au-dessus de la région de Rostov.
GARANTIES DE SECURITE
Au lendemain d’un sommet très attendu mais qui s’est conclu sans accord ou annonce, marqué par des « progrès » à l’issue de discussions « productives » mais sans plus de précision, Donald Trump a également annoncé qu’il s’entretiendrait lundi à Washington avec Volodimir Zelensky.
« Si tout se passe bien, nous programmerons ensuite une rencontre avec le président Poutine », a-t-il ajouté. « Potentiellement, la vie de millions de personnes sera épargnée. »
Après une longue conversation avec Donald Trump, au lendemain du sommet, le président ukrainien Volodimir Zelensky s’est dit favorable à une coopération constructive et à la tenue d’une réunion tripartite.
« L’Ukraine réaffime être prête à travailler avec un effort maximum pour parvenir à la paix », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux.
Vladimir Poutine n’a en revanche fait aucune mention d’une rencontre avec le président ukrainien lors d’une conversation avec des journalistes un peu plus tôt dans la journée. Selon l’agence de presse d’Etat russe TASS, le conseiller du Kremlin Iouri Oushakov a déclaré que la possibilité d’un sommet à trois, incluant Volodimir Zelensky, n’a pas été discutée.
Les dirigeants européens, qui se sont également entretenus pendant plus d’une heure avec le président Donald Trump samedi matin, se sont dit prêts à travers en vue d’un sommet trilatéral avec le soutien de l’Europe, tout en restant vigilants sur la demande de garanties de sécurité pour l’Ukraine.
« Il est indispensable de continuer à soutenir l’Ukraine et de faire pression sur la Russie tant que sa guerre d’agression se poursuit et qu’une paix solide et durable respectueuse des droits de l’Ukraine n’a pas été conclue », a déclaré le président français Emmanuel Macron sur X. « Toute paix durable devra s’accompagner de garanties de sécurité indéfectibles ».
Le président ukrainien a accusé par le passé son homologue russe de bluffer concernant son désir réel de conclure un accord de paix – un avis partagé par certains responsables européens. Il a répété son refus de céder des territoires à la Russie et demande des garanties sécuritaires de la part des Occidentaux.
Dans une interview sur Fox News organisée après le sommet, Donald Trump a laissé entendre qu’il avait discuté avec Vladimir Poutine de potentiels échanges de territoires et de garanties de sécurité pour l’Ukraine.
« Je pense que ce sont des points que nous avons négociés, et que ce sont des points sur lesquels nous sommes largement tombés d’accord », a-t-il poursuivi. « Je pense que nous sommes relativement proches d’un accord. L’Ukraine doit être d’accord avec. Peut-être qu’ils diront non. »
Prié de dire ce que Donald Trump conseillerait à Volodimir Zelensky, le président américain a répondu: « Il faut conclure un accord. »
« Ecoutez, la Russie est une très grande puissance, pas eux. Ce sont de grands soldats », a ajouté le président américain.
Volodimir Zelensky et ses partenaires européens réclament des garanties de sécurité pour l’Ukraine afin de dissuader la Russie de lancer à l’avenir une nouvelle invasion.
Selon des sources, le président américain et les dirigeants européens ont évoqué samedi la possibilité de garanties de sécurité hors du cadre de l’Otan, mais similaires à l’article 5 de l’alliance atlantique, en vertu duquel une attaque contre l’un de ses 32 membres est considérée comme une attaque contre tous.
(Avec Kanishka Singh, Trevor Hunnicutt, Jeff Mason, Lidia Kelly, Jasper Ward, Costas Pitas, Ismail Shakil, Bhargav Acharya, Alan Charlish, Yuliia Dysa, Pavel Polityuk, Gwladys Fouche, Dave Graham, Andreas Rinke et le bureau de Moscou; version française Gilles Guillaume)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

