Trump accentue la pression sur le Venezuela, ordonne le blocus de pétroliers
par Idrees Ali et Phil Stewart et Shariq Khan et Marianna Parraga
WASHINGTON, 17 décembre (Reuters) – Le président américain Donald Trump a ordonné mardi le blocus de tous les pétroliers visés par des sanctions entrant ou quittant le Venezuela, accentuant davantage la pression sur le gouvernement du président Nicolas Maduro, pour lequel il s’agit d’une source importante de revenus.
Un flou demeure sur la manière dont l’administration Trump va mettre en oeuvre le blocus des pétroliers sanctionnés. Il est possible que Washington sollicite les garde-côtes, comme il l’a fait la semaine dernière pour saisir un pétrolier au large du Venezuela.
Via son réseau social Truth, le président américain a déclaré avoir désigné le « régime vénézuélien » comme « organisation terroriste étrangère », justifiant cette décision par « le vol de nos avoirs et à cause de nombreuses autres raisons, dont le terrorisme, le trafic de drogue et la traite d’êtres humains ».
« Par conséquent », a-t-il écrit, « j’ordonne le blocus total et complet de tous les pétroliers sanctionnés qui entrent, ou quittent, le Venezuela ».
Le gouvernement vénézuélien a dénoncé les meures annoncées par Donald Trump, qualifiées de « menace grotesque ».
Un blocus de facto est en place depuis plusieurs jours, des navires transportant des millions de barils de pétrole ayant préféré rester dans les eaux vénézuéliennes plutôt que de risquer d’être saisis sur ordre des Etats-Unis.
Cela a entraîné une nette diminution des exportations de brut du Venezuela. La situation a été aggravée par une cyberattaque dont a été victime cette semaine le groupe pétrolier public PDVSA.
Si de nombreux navires venant chercher du pétrole au Venezuela sont visés par des sanctions américaines, d’autres bateaux en provenance d’Iran et de Russie n’ont pas été sanctionnés, tandis que certaines compagnies – en particulier le groupe américain Chevron – continuent de transporter du pétrole vénézuélien, avec autorisation, avec leurs navires.
Sollicités, le Pentagone et les garde-côtes américains ont renvoyé les questions à la Maison blanche.
L’élu texan Joaquin Castro, un démocrate, a décrit le blocus comme « sans conteste un acte de guerre ». « Une guerre que le Congrès n’a jamais autorisée et dont le peuple américain ne veut pas », a-t-il ajouté sur le réseau social X.
Les Etats-Unis ont commencé en 2019 à imposer des sanctions contre le secteur vénézuélien de l’énergie. Les opérateurs et les raffineurs se procurant du pétrole vénézuélien ont eu depuis lors recours notamment à une « flotte fantôme » de pétroliers masquant leur localisation.
Dans sa campagne de pression contre Nicolas Maduro, Donald Trump a ordonné ces derniers mois le déploiement de milliers de soldats et de près d’une dizaine de bâtiments de guerre américains dans les Caraïbes.
Il a récemment déclaré que les Etats-Unis commenceraient sous peu à mener des frappes au Venezuela, alors que l’armée américaine a multiplié les frappes meurtrières au large du pays contre des navires accusés de transporter de la drogue, tuant au moins 90 personnes. Certains experts et élus ont questionné la légalité de ces frappes.
Nicolas Maduro reproche à Washington de vouloir le chasser du pouvoir et de mettre ainsi la main sur les ressources pétrolières du Venezuela, pays membre de l’Opep.
S’exprimant mardi avant l’annonce de Donald Trump, le président vénézuélien a dénoncé la volonté de la « droite impérialiste et fasciste » de « coloniser le Venezuela afin de prendre le contrôle de ses richesses pétrolières, gazières et d’autres minerais ».
« Nous avons fait le serment absolu de défendre notre patrie et la paix va triompher au Venezuela », a-t-il ajouté.
(Idrees Ali et Jasper Ward à Washington, avec la contribution de Shariq Khan, Marianna Parraga et Julia Symmes Cobb; version française Jean Terzian)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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