Réunion d’experts sur la lutte contre la souche Bundibugyo, l’OMS inquiète
par Jennifer Rigby
LONDRES, 19 mai (Reuters) – Un groupe d’experts dirigé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) s’est réuni mardi pour examiner s’il existe des options vaccinales contre l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que 131 décès présumés ont jusqu’à présent été recensés.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fait part mardi de son inquiétude face à la rapidité et à l’ampleur de l’épidémie : 516 cas suspects et 33 cas confirmés ont été comptabilisés en RDC, deux cas ont été confirmés en Ouganda.
« Ces chiffres évolueront à mesure que les opérations sur le terrain s’intensifieront, notamment grâce au renforcement de la surveillance, de la recherche des contacts et des tests de laboratoire », a déclaré le directeur général de l’OMS aux membres de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui se réunissent cette semaine à Genève.
Selon l’OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CACM), l’épidémie de la souche Bundibugyo du virus Ebola représente une urgence de santé publique.
Plusieurs facteurs ont amené l’OMS à s’inquiéter d’un risque de propagation, notamment la présence de cas dans des zones urbaines, comme à Kampala en Ouganda et à Goma et dans la province d’Ituri, en RDC.
Cette épidémie alarme les experts, celle-ci se propageant dans une région densément peuplée et ravagée par une violence armée généralisée.
Les cas signalés parmi le personnel de santé indiquent par ailleurs une transmission nosocomiale, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.
NI VACCIN NI TRAITEMENT APPROUVÉS
Il n’existe aucun vaccin ni traitement approuvé contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, dont le taux de létalité peut atteindre 40%.
Le vaccin Ervebo, fabriqué par Merck et utilisé contre la souche d’Ebola du Zaïre, s’est toutefois révélé capable d’offrir une certaine protection contre la souche Bundibugyo lors d’études sur des animaux.
La possibilité de tester cette option figurera entre autres à l’ordre du jour de la réunion de l’OMS mardi.
« Lorsqu’une épidémie est causée par une souche pour laquelle il n’existe pas de mesures de lutte, nous allons donner des conseils sur la meilleure approche à adopter », a déclaré Mosoka Fallah, directeur par intérim du département scientifique du CACM.
« Nous examinerons les données dont nous disposons et prendrons une décision », a-t-il ajouté.
L’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (Gavi) dispose d’un stock de vaccins contre Ebola. Sa directrice générale, Sania Nishtar, a déclaré que 2.000 doses se trouvaient déjà en RDC, où les experts décideraient de les utiliser dans le cadre d’un essai clinique.
L’OMS a débloqué une aide d’urgence de 3,9 millions de dollars (3,36 millions d’euros) pour soutenir les autorités nationales face à l’épidémie.
Les autorités ougandaises commençaient mardi à restreindre la circulation à la frontière, tandis que des journalistes de Reuters ont fait état de difficultés pour franchir la frontière avec le Rwanda.
Le département d’État américain a recommandé mardi aux ressortissants américains de ne pas se rendre dans la région, et les voyageurs y ayant séjourné ne seront pas autorisé à entrer sur le territoire américain, à quelques exceptions près.
Les États-Unis, qui ont déclaré avoir mobilisé une enveloppe initiale de 13 millions de dollars pour faire face à l’épidémie, s’emploient à mettre au point un traitement à base d’anticorps monoclonaux, a indiqué lundi le centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Un Américain ayant été testé positif au virus et six autres citoyens ayant été exposés ont été transférés en Allemagne pour y être soignés et placés sous surveillance, a précisé le CDC.
(Rédigé par Jennifer Rigby et Olivia Le Poidevin; version française Etienne Breban, édité par Sophie Louet)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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