Poutine prêt à parler de paix avec Washington, pas avec l’Ukraine
BICHKEK/MOSCOU (Reuters) – Vladimir Poutine a déclaré jeudi que les grandes lignes du plan américain pour l’Ukraine pourraient servir de base à de « futurs accords » visant à mettre fin au conflit, tout en excluant de signer un document avec les autorités « illégitimes » de Kyiv et en affirmant que l’avancée des forces russes s’accélère.
Le ministère russe de la Défense avait déclaré plus tôt dans la journée que les troupes russes avaient progressé dans la partie nord de la ville de Pokrovsk, ce que le chef d’état-major de l’armée ukrainienne a contesté, affirmant que les récentes attaques russes ont été repoussées et que Moscou doit puiser dans ses réserves pour poursuivre l’assaut.
Ces déclarations n’ont pu être vérifiées de manière indépendante par Reuters.
L’armée ukrainienne a indiqué avoir repoussé 57 assauts russes sur le front de Pokrovsk au cours des dernières 24 heures et a dit poursuivre les combats dans le périmètre de la ville réduite à l’état de ruines.
Les forces russes ont accentué la pression en plusieurs points de la ligne de front, notamment dans les régions de Donetsk, Dnipropetrovsk et Zaporijjia, alors que les États-Unis poussent en faveur d’un plan de paix destiné à mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Moscou considère que la prise de Pokrovsk, qualifiée par les médias russes de « porte d’entrée vers Donetsk », lui offrirait une base solide pour progresser vers les deux principales villes encore contrôlées par Kyiv dans la région : Kramatorsk et Sloviansk.
Fort des avancées – même modestes – de son armée, Vladimir Poutine campe sur ses revendications.
En déplacement jeudi à Bichkek, la capitale du Kirghizistan, il a une nouvelle fois exigé pour mettre fin à la guerre que Kyiv retire ses troupes de l’ensemble des territoires ukrainiens revendiqués par Moscou.
« Les troupes ukrainiennes doivent se retirer des territoires qu’elles occupent, et alors les combats cesseront. Si elles ne partent pas, nous y parviendrons par la force des armes. C’est tout », a déclaré le président russe.
Vladimir Poutine a néanmoins pris soin de ne pas froisser Donald Trump en déclarant que le plan récemment mis sur la table par les Américains pouvait « servir de base à de futurs accords » et que les discussions avec Washington allaient continuer, Steve Witkoff, l’émissaire du président américain, étant attendu prochainement à Moscou.
Le Kremlin a dit à plusieurs reprises que le plan Trump pouvait servir de base aux discussions dans sa forme originale, très proche des attentes russes, tout en jugeant contre-productives et inacceptables les contre-propositions de Kyiv et de ses alliés européens.
Vladimir Poutine s’est félicité jeudi que Washington ait pris en compte la position de la Russie, tout en jugeant que les autorités ukrainiennes sont « illégitimes » et qu’il ne pourrait donc pas signer d’accord de paix avec elles.
Il est essentiel qu’un éventuel accord soit endossé par la communauté internationale et que cette dernière reconnaisse formellement les conquêtes territoriales de la Russie, a-t-il insisté.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha, a déclaré de son côté jeudi que les négociateurs ukrainiens et américains allaient de nouveau se réunir dans les prochains jours pour tenter de parvenir à des « résultats concrets ».
« Nos attentes sont des résultats concrets. Des résultats concrets pour que des progrès puissent être réalisés », a-t-il déclaré lors d’un point presse.
« C’est extrêmement important pour nous, et l’Ukraine l’a démontré à plusieurs reprises, d’obtenir une trêve. »
(Reportage de Vladimir Soldatkin à Bichkek, avec les bureaux de Moscou et de Kyiv; version française Nicolas Delame et Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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