Nucléaire iranien: Pas d’avancée dans les discussions de Doha
par Parisa Hafezi
DUBAI (Reuters) – Les négociations indirectes menées au Qatar entre l’Iran et les Etats-Unis dans le but de sortir de l’impasse pour restaurer l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien se sont achevées mercredi sans parvenir aux progrès espérés par la délégation de l’Union européenne en charge de chapeauter les discussions.
S’exprimant via Twitter, l’émissaire de l’UE coordonnant les pourparlers sur le nucléaire iranien, Enrique Mora, a indiqué que les travaux allaient se poursuivre « avec une urgence encore plus grande » afin de remettre sur les rails le Plan d’action global commun (PAGC, ou JCPOA en anglais), « accord essentiel pour la non-prolifération et la sécurité régionale ».
Enrique Mora a joué pendant deux jours à Doha le rôle d’intermédiaire entre le négociateur en chef de l’Iran sur le nucléaire, Ali Bagheri Kani, et l’émissaire spécial des Etats-Unis pour l’Iran, Rob Malley, lesquels étaient logés dans le même hôtel de la capitale qatarie.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Naser Kanani, a déclaré qu’Ali Bagheri Kani et Enrique Mora allaient « être en contact pour continuer le chemin et pour la prochaine étape des discussions ».
Plus tôt, citant des sources informées des discussions, l’agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim a rapporté que « ce qui a empêché ces négociations d’aboutir, c’est la position rigide des États-Unis sur le projet de texte qu’ils ont proposé à Vienne et qui exclut toute garantie en faveur de l’économie iranienne », en référence aux cycles de négociations menés dans la capitale autrichienne.
Les discussions de Vienne, où fut signé l’accord de 2015, sont tombées dans l’impasse en mars dernier alors qu’une entente semblait proche, après onze mois d’échanges, du fait de l’insistance de l’Iran de voir les Etats-Unis retirer les Gardiens de la révolution de la liste américaine des organisations terroristes étrangères.
Les deux camps tentent de mettre fin à de longs mois d’impasse dans les négociations destinées à ramener l’Iran et les Etats-Unis dans le cadre du Plan d’action global commun (PAGC), l’accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne en 2015 mais dénoncé ensuite par l’ancien président américain Donald Trump.
En réaction au retrait de Washington, Téhéran a commencé en 2019 à s’affranchir par étapes des termes de l’accord.
(Reportage du bureau de Dubaï; version francaise Alizée Degorce, édité par Jean Terzian)
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