Des centaines de personnes portées disparues après le violent séisme qui a frappé la Colombie
par Nelson Bocanegra et Julia Symmes Cobb
CALI/PEREIRA, COLOMBIE, 13 août (Reuters) – Les espoirs de retrouver d’autres survivants après le violent séisme qui a secoué la Colombie en début de semaine se sont amenuisés graduellement, alors que les équipes de secours ont réduit le périmètre de leurs recherches.
À Cali, la troisième plus grande ville du pays, les équipes sont passées des opérations de recherche et de sauvetage au déblaiement des décombres sur la plupart des sites, signe que les opérations de secours entraient dans une phase plus difficile après les 72 premières heures cruciales.
« Malheureusement, nous arrivons à un stade où les chances de retrouver des survivants s’amenuisent, mais notre mission est de poursuivre les recherches et de retrouver toutes les personnes portées disparues », a déclaré jeudi soir David Tamayo, directeur de l’Unité nationale colombienne de gestion des risques de catastrophe.
Le séisme, d’une magnitude de 7,4, a frappé peu après 7h30 lundi matin, renversant des immeubles d’habitation, endommageant des maisons, des écoles et des hôpitaux, et poussant les habitants à se réfugier dans les rues de l’ouest de la Colombie, où se trouvent les plantations de café du pays.
Au moins 281 personnes ont été tuées et plus de 3.900 ont été blessées, selon les données du gouvernement communiquées jeudi soir. Celles-ci ont également indiqué que 379 personnes étaient toujours portées disparues.
PREMIER GRAND TEST POUR LE NOUVEAU GOUVERNEMENT COLOMBIEN
En dehors des grandes villes, les équipes de secours ont indiqué que les petites villes et les communautés locales étaient toujours en difficulté, ne recevant que peu ou pas d’aide de la part du gouvernement colombien.
Nazly Lozano, assistante de programme de l’organisation humanitaire International Rescue Committee (IRC), dans la ville portuaire de Buenaventura, au nord-ouest de Cali, a déclaré que les secouristes n’avaient atteint certaines zones sinistrées que mercredi soir, laissant les habitants fouiller les décombres à mains nues dans une recherche désespérée de survivants.
Les membres de l’IRC ont indiqué que certains quartiers restaient inaccessibles en raison de la présence de groupes armés, dont certains se sont emparés des dons alimentaires, s’engageant à les distribuer eux-mêmes.
Les habitants sont toujours privés de services de base tels que l’eau, le gaz et l’électricité.
Plus de 10.500 habitations ont été détruites, d’après les estimations du gouvernement.
Le président Abelardo De La Espriella, qui a pris ses fonctions quelques jours seulement avant la catastrophe, a déclaré mercredi qu’il allait proclamer l’état d’urgence économique et créer un fonds de reconstruction afin de canaliser l’aide nationale et internationale vers la reconstruction des hôpitaux, des écoles, des logements et des infrastructures.
Les responsables colombiens ont également répondu aux critiques concernant la gestion de l’aide étrangère, affirmant que le gouvernement n’avait rejeté l’offre d’aucun pays, mais qu’il n’accepterait que les équipes internationales de recherche et de sauvetage répondant à des normes de certification reconnues.
(Reportage de Nelson Bocanegra à Pereira, Julia Symmes Cobb à Cali et Luis Jaime Acosta à Bogota; Avec la contribution de Sarah Morland; Rédigé par Kylie Madry et Sarah Morland; Version française Rihab Latrache, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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