L’Onu tente de sauver l’accord céréalier en mer Noire avec une proposition « favorable aux deux parties », selon une source
par Pavel Polityuk
KYIV (Reuters) – Les Nations unies tentent de sauver l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes de la mer Noire en proposant à Kyiv, Moscou et Ankara d’entamer des travaux préparatoires sur la question du transport de l’ammoniac russe via l’Ukraine, a déclaré mercredi une source au fait des discussions.
L’Onu souhaite par ailleurs la tenue de discussions sur l’élargissement de l’accord, conclu en juillet dernier, afin que davantage de ports ukrainiens et d’autres types de marchandises y soient intégrés, a indiqué la source.
La Russie a accepté ce mois-ci de prolonger l’accord pour une durée de deux mois, précisant toutefois qu’elle y mettrait fin si les obstacles à ses propres exportations de céréales et d’engrais n’étaient pas levés.
L’Ukraine et la Turquie ont d’ores et déjà accepté la proposition des Nations unies, mais Moscou n’a pas encore fait connaître sa position, a ajouté la source.
Les Nations unies n’ont pas fait de commentaire.
L’Onu a adressé « un appel officiel aux dirigeants de l’Ukraine, de la Turquie et de la Russie, leur proposant un algorithme spécifique favorable aux deux parties afin d’améliorer drastiquement » le déroulement des opérations dans le corridor céréalier, a dit la source.
« L’Ukraine et la Turquie ont confirmé qu’elles étaient prêtes à travailler sur l’algorithme proposé par le secrétaire général. La Russie n’a, au 30 mai, pas encore donné son accord, malgré les conditions favorables présentées dans l’algorithme. »
Des responsables ukrainiens accusent la Russie d’avoir « restreint de manière excessive » depuis la mi-avril la mise en oeuvre de l’accord céréalier, initialement conclu en juillet 2022 puis renouvelé depuis.
Des déclarations rejetées par Moscou, qui a appelé toutes les parties à permettre le transport de son ammoniac, largement utilisé comme engrais dans l’agriculture, via le port ukrainien de Pivdenny.
Les autorités ukrainiennes ont fait savoir qu’il faudrait au moins trente jours pour que le pipeline transportant l’ammoniac redémarre.
(Reportage Pavel Polityuk; version française Camille Raynaud, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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