Les pourparlers des BRICS s’achèvent sans déclaration commune
NEW DELHI, 15 mai (Reuters) – Les hauts diplomates des pays des BRICS, dont l’Iran et les Émirats arabes unis, deux rivaux régionaux, ne sont pas parvenus vendredi à publier une déclaration commune à l’issue d’une réunion de deux jours à Delhi.
L’Inde, pays hôte, s’est donc limitée à une déclaration de présidence mettant en lumière leurs divergences.
« Des divergences de vues subsistaient entre certains membres concernant la situation en Asie occidentale et au Moyen-Orient », a indiqué l’Inde dans la déclaration finale.
Téhéran souhaitait que le groupe rassemblant les économies émergentes condamne la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
La République islamique a également accusé les Émirats arabes unis, alliés de Washington, d’être directement impliqués dans des opérations militaires contre elle.
Sans nommer les Émirats arabes unis, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’un membre des BRICS avait bloqué certaines parties du texte.
« Nous n’avons aucun différend avec ce pays. Il n’a pas été une cible dans la guerre actuelle. Nous avons uniquement frappé des bases et installations militaires américaines qui se trouvent malheureusement sur son territoire », a-t-il déclaré.
Depuis le début de la guerre, le 28 février, l’Iran a frappé à plusieurs reprises les Émirats arabes unis avec des missiles et des drones.
Les BRICS regroupent le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie, l’Égypte, l’Iran et les Émirats arabes unis.
Selon la déclaration indienne, les membres du groupe ont exprimé leurs positions nationales respectives et partagé des points de vue variés.
Ces positions allaient de la nécessité d’un règlement rapide de la crise et de l’importance du dialogue et de la diplomatie au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale.
Les discussions ont également porté sur le respect du droit international, la garantie d’un commerce maritime sûr et sans entrave sur les voies navigables internationales, ainsi que la protection des infrastructures civiles et des vies humaines.
(Sakshi Dayal et Krishna N. Das ; version française Nathan Vifflin, édité par Augustin Turpin)
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