Les Etats-Unis imposent de nouvelles sanctions au groupe russe Wagner
WASHINGTON (Reuters) – Les Etats-Unis ont imposé jeudi de nouvelles sanctions au groupe paramilitaire russe Wagner pour ses activités en Ukraine au côté de l’armée régulière russe et en Afrique.
Le département du Trésor a annoncé avoir placé la société fondée par Evguéni Prigojine, un proche du président Vladimir Poutine, sur la liste noire des « organisations criminelles transnationales » dans le cadre de sanctions visant des dizaines de personnes et d’entités liées au pouvoir russe.
« Le personnel de Wagner se livre de manière régulière à des activités criminelles graves, notamment des exécutions massives, des viols, des enlèvements d’enfants et des violences physiques en République centrafricaine (RCA) et au Mali », souligne le Trésor dans un communiqué.
Les nouvelles sanctions prévoient le gel des avoirs que le groupe paramilitaire pourrait détenir aux Etats-Unis et interdit aux ressortissants américains de lui fournir des financements, des biens ou des services.
Les autorités américaines ciblent aussi d’autres entités qu’elles disent liées aux activités militaires du groupe Wagner, dont une société chinoise, Changsha Tianyi Space Science and Technology Research Institute, qui commercialise notamment des microsatellites.
Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche, John Kirby, a déclaré la semaine dernière que Vladimir Poutine se reposait de plus en plus sur Wagner pour obtenir des succès en Ukraine, ce qui crée selon Washington des tensions au sein de l’appareil militaire russe.
« Wagner est en train de devenir un centre de pouvoir rival de l’armée russe et d’autres ministères », a-t-il souligné.
Selon le Pentagone, Wagner aurait engagé environ 50.000 mercenaires en Ukraine, dont quelque 40.000 recrutés pour six mois dans les prisons russes en échange d’une amnistie s’ils survivent à leur passage sur le front.
(Reportage de Daphne Psaledakis, version française Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



