Le Hamas demande des garanties avant tout cessez-le-feu à Gaza
LE CAIRE/GAZA (Reuters) – Le Hamas cherche à obtenir des garanties que la nouvelle proposition américaine de cessez-le-feu dans la bande de Gaza conduira bien à la fin de la guerre, a déclaré jeudi une source proche du groupe palestinien, alors que l’armée israélienne tue des dizaines de personnes par jour dans l’enclave.
Les responsables israéliens se sont dits optimistes sur les chances de parvenir prochainement à un nouvel accord de cessez-le-feu et à la libération des derniers otages, mais le Premier ministre Benjamin Netanyahu a répété mercredi que son objectif restait la destruction totale du Hamas.
L’armée israélienne poursuit de son côté ses opérations et ses bombardements intensifs, qui ont fait au moins 59 morts depuis le début de la journée, dont une vingtaine de personnes qui se dirigeaient vers un centre de distribution d’aide, ont déclaré jeudi les autorités sanitaires de Gaza.
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi qu’Israël avait donné son accord de principe à la finalisation d’un accord de cessez-le-feu de 60 jours, au cours duquel les belligérants s’efforceront de mettre fin à la guerre.
Le Hamas cherche à obtenir des garanties que le conflit ne reprendra pas une fois que les otages ont été libérés, a précisé la source proche du groupe. Deux responsables israéliens ont dit que ces détails étaient encore en cours de discussion.
Une autre source a déclaré qu’Israël attendait la réponse du Hamas d’ici vendredi et que, dans le cas où celle-ci serait positive, une délégation israélienne entamerait des discussions indirectes pour finaliser l’accord, alors que Benjamin Netanyahu est attendu lundi à Washington.
Selon des sources, la proposition prévoit la libération échelonnée de 10 otages israéliens encore en vie et la restitution des corps de 18 autres en échange de prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Sur les 50 otages restants à Gaza, 20 seraient encore en vie.
(Rédigé par Nidal Al-Mughrabi au Caire, avec la contribution de Maayan Lubell à Jérusalem; version française Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


