La CPI déplore une entrave « regrettable » après les sanctions américaines
BRUXELLES (Reuters) – La Cour pénale internationale (CPI) a condamné vendredi la décision prise par la veille de l’administration américaine d’opter pour des mesures de représailles à l’encontre de quatre de ses juges pour son enquête sur des crimes de guerre présumés des Etats-Unis en Afghanistan et pour la délivrance d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
« Il s’agit de tentatives regrettables visant à entraver la Cour et son personnel dans l’exercice de leurs fonctions judiciaires indépendantes », a déclaré la présidence de l’Assemblée des États parties, l’organe directeur de la CPI, qui représente ses 125 États membres.
Les sanctions américaines signifient que les juges concernés figurent désormais sur une liste de personnes spécifiquement visées par des mesures. Tous leurs avoirs américains seront bloqués et soumis à un système de filtrage automatisé utilisé non seulement par les banques américaines, mais aussi par de nombreuses banques à travers le monde. Il leur sera donc très difficile de détenir ou d’ouvrir des comptes bancaires, voire de transférer de l’argent.
La Slovénie a exhorté l’Union européenne (UE) à recourir à la loi de blocage (« blocking statute »), qui permet au bloc d’autoriser les entreprises européennes à se soustraire des sanctions américaines jugées illégales par Bruxelles. Ce dispositif a été utilisé par le passé dans un conflit commercial avec les Etats-Unis sur Cuba et l’Iran.
La présidente de la CPI, la juge Tomoko Akane, avait exhorté en mars l’UE d’inclure la CPI dans le champ d’application de la loi de blocage, qui protège les opérateurs économiques du bloc contre l’application extraterritoriale de lois des pays tiers.
« En raison de l’inclusion d’un citoyen d’un État membre de l’UE sur la liste des sanctions, la Slovénie proposera l’activation immédiate de la loi de blocage », a déclaré le ministère slovène des Affaires étrangères dans un message publié sur le réseau social X jeudi soir.
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, a exprimé vendredi le soutien de l’UE à la Cour pénale internationale, soulignant que ce tribunal était une « pierre angulaire de la justice internationale ».
« La CPI ne s’oppose pas aux nations, mais à l’impunité. Nous devons protéger son indépendance et son intégrité. L’État de droit doit primer sur la puissance », a-t-il écrit sur X.
« La CPI demande des comptes aux auteurs des crimes les plus graves et donne la parole aux victimes. Elle doit être libre d’agir sans pression », a renchéri la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, également sur X.
Les juges concernés par les sanctions américaines sont l’Ougandaise Solomy Balungi Bossa, la Péruvienne Luz del Carmen Ibanez Carranza, la Béninoise Reine Adélaïde Sophie Alapini-Gansou et la Slovène Beti Hohler.
(Reportage Stephanie van den Berg à La Haye, Charlotte Van Campenhout, version française Claude Chendjou, édité par Sophie Louet et Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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