La Chine conteste l’affirmation des Etats-Unis disant que BYD, Baidu, Alibaba & co aident l’armée chinoise
PEKIN/WASHINGTON, 9 juin (Reuters) – La Chine a contesté mardi la décision des Etats-Unis d’ajouter le géant chinois du commerce électronique Alibaba, le moteur de recherche Baidu ou encore les constructeurs automobiles BYD et NIO à une liste d’entreprises qui, selon Washington, aident l’armée chinoise.
Le ministère des Affaires étrangères chinois a décrit cette liste comme étant discriminatoire à l’encontre des entreprises chinoises, exhortant les États-Unis à « corriger leurs erreurs ».
« La Chine prendra les mesures nécessaires pour défendre fermement les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises », a dit à des journalistes le porte-parole du ministère, Lin Jian.
La mise à jour de la liste décriée par Pékin, dont une première mouture avait été publiée début 2025, intervient moins d’un mois après la visite officielle du président américain Donald Trump en Chine, dont le principal résultat a été le maintien d’une trêve commerciale provisoire entre les deux premières puissances économiques.
Parmi les autres entreprises ajoutées lundi par Washington à sa liste figurent la société de biotechnologie WuXi AppTec, la société de robotique basée sur l’IA RoboSense Technology Co Ltd et Unitree, l’un des principaux fabricants chinois de robots humanoïdes et quadrupèdes.
Le 1er juin, le fabricant américain de puces d’IA Nvidia avait annoncé son intention de collaborer avec Unitree pour construire des robots destinés aux chercheurs.
La liste n’impose pas officiellement de sanctions aux entreprises chinoises y figurant, mais le Congrès américain a récemment voté une loi, qui prendra effet à la fin du mois, interdisant au ministère de la Défense de passer des contrats directement avec elles.
BYD, numéro un mondial des véhicules électriques en termes de ventes, a dit dans un communiqué adressé à Reuters qu’il s’opposait fermement à être qualifié d’entreprise militaire et qu’il utiliserait tous les « moyens administratifs et juridiques possibles » pour protéger ses droits et ses intérêts.
L’entreprise a ajouté que cette décision portait atteinte à « ses acquis en matière de développement aux États-Unis ».
Alibaba a de son côté déclaré dans un communiqué qu’il n’y avait « aucun fondement » à son inclusion sur la liste. Baidu a également « catégoriquement » rejeté son inscription sur la liste.
(Bureau de Pékin, avec la contribution de David Shepardson, Michael Martina, Alexandra Alper, Ismail Shakil, Katharine Jackson, Eduardo Baptista, Casey Hall et Ju-min Park; version française Benoit Van Overstraeten; édité par Sophie Louet)
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