Football/Coupe du monde-« J’ai la sensation que je ne suis pas à ma place », assure Stéphan
PARIS, 25 juin (Reuters) – Fidèle adjoint de Didier Deschamps, Guy Stéphan a assuré jeudi ne pas se sentir « à [sa] place » alors qu’il sera propulsé en première ligne vendredi contre la Norvège, lors du dernier match de la phase de groupes de la Coupe du monde, en raison de l’absence du sélectionneur, endeuillé.
La Fédération française de football (FFF) a annoncé mardi que Didier Deschamps manquerait la rencontre décisive pour la première place du groupe I pour assister aux obsèques de sa mère.
« Très rapidement, il m’a demandé de conduire le groupe jusqu’à ce qu’il revienne, c’est-à-dire jusqu’à samedi ou dans la nuit de vendredi à samedi », a expliqué Guy Stéphan, jeudi, en conférence de presse. « Je vais m’efforcer, avec l’ensemble du staff, de me montrer digne de la confiance qu’il m’accorde. »
Ce n’est pas la première fois que le technicien de 69 ans occupera le poste de numéro un puisqu’il l’avait déjà fait en 2022 contre le Danemark, en Ligue des nations, pour pallier l’absence de Didier Deschamps quand celui-ci avait perdu son père. Les Bleus s’étaient inclinés ce soir-là (2-1).
« Je n’ai pas pensé du tout à ce qu’il s’est passé il y a quatre ans », a assuré Guy Stéphan.
« J’ai la sensation que je ne suis pas à ma place devant vous. Ma place est sur le terrain d’entraînement à mettre le matériel et à attendre que les joueurs arrivent », a-t-il admis. « Il se trouve qu’on est dans une situation cruelle pour Didier (Deschamps) et sa famille, et donc il faut assurer le troisième match, qui n’est pas décisif mais important. »
À égalité de points avec la Norvège (six), les doubles champions du monde occupent la première place du groupe I grâce à leur différence de buts favorable (+5 contre +4). Ils n’ont besoin que d’un nul pour conserver la tête du groupe.
« On est sûr que Guy (Stéphan) va s’inscrire dans la lignée de ce que le coach nous demande de faire. On va garder les principes qui sont les nôtres », a déclaré le milieu de terrain Aurélien Tchouaméni en conférence de presse.
. « La relation qu’on a avec Guy (Stéphan) est top, c’est quelqu’un de très ouvert, qui aime beaucoup chambrer, donc on a une belle relation avec lui. »
L’habituel entraîneur adjoint a assuré qu’il échangeait régulièrement avec Didier Deschamps depuis que ce dernier est revenu en France.
« Les échanges sont permanents », a-t-il expliqué. « J’en ai eu encore il y a quelques minutes, ce sera le cas jusqu’au match même si demain sera une journée particulière, parce que ce sera le jour des obsèques. On a un plan bien défini pour ce match. »
Le père de Julien Stéphan, ancien entraîneur du Stade rennais et actuellement en poste dans le club des Queens Park Rangers, a notamment été sélectionneur du Sénégal entre 2003 et 2005.
« C’est un moment compliqué pour tout le monde, que ce soit pour le coach mais pour nous aussi », a poursuivi Aurélien Tchouaméni. « On a essayé de rendre les choses les plus normales possibles, même si la situation ne l’est pas. Il nous a donné une mission et notre objectif principal va être de le rendre le plus fier possible. »
La première place est d’autant plus importante pour les Bleus qu’elle va conditionner la suite de leur parcours.
« Didier (Deschamps) veut finir premier comme l’ensemble du groupe, parce qu’au niveau de la logistique, c’est complètement différent », a déclaré Guy Stéphan. « Les temps de trajet pour aller dans les différentes villes sont beaucoup plus importants si on finit deuxième. La première place est la meilleure. »
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Zhifan Liu)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
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