Israël a fait entrer en Iran des terminaux Starlink, dit Bennett
par Alexander Cornwell et Steven Scheer
JERUSALEM, 23 juin (Reuters) – L’ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett a déclaré mardi qu’Israël avait introduit clandestinement des terminaux internet Starlink en Iran afin d’aider des manifestants opposés au régime.
Ces déclarations s’accompagnaient d’une critique féroce du Premier ministre en exercice, Benjamin Netanyahu, dont il est devenu un adversaire politique et à qui il reproche l’arrêt de ce programme.
S’exprimant lors d’un forum politco-stratégique à Jérusalem, Naftali Bennett, qui a dirigé le gouvernement de 2021 à 2022, a affirmé avoir lancé un « processus d’acquisition et d’introduction clandestine en Iran de dizaines de milliers de récepteurs Starlink » destinés à assurer la continuité de l’accès à internet et aux réseaux sociaux.
Le service Starlink, détenu par SpaceX d’Elon Musk, fournit des connexions internet par satellite qui permettent de contourner les coupures de réseaux ordonnées par les autorités iraniennes.
Ces dernières ont déjà accusé Israël et les États-Unis d’introduire ces équipements en contrebande pour porter atteinte à leur sécurité alors que Starlink n’est pas autorisé à proposer ses services en Iran.
Selon Naftali Bennett, ces dispositifs visaient à permettre aux manifestants de se coordonner et, à terme, de renverser le gouvernement iranien.
« Malheureusement, l’incompétent gouvernement israélien actuel a cessé de le faire », a-t-il dénoncé. « Si bien que lorsque le mouvement (iranien) s’est déclenché, les infrastructures n’étaient pas là. »
Les services de Benjamin Netanyahu n’ont pas immédiatement répondu aux questions portant sur ces propos, et personne chez SpaceX n’était non plus disponible les commenter.
Les autorités iraniennes ont considérablement restreint l’accès du public à internet, notamment pendant des manifestations nationales meurtrières en janvier et durant le conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran qui a débuté fin février.
(Alexander Cornwell et Steven Scheer;version française Nicolas Delame, édité par Benoit Van Overstraeten)
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