Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne,
Le 16 juillet dernier, Ursula von der Leyen a été élue présidente de la Commission européenne par le Parlement européen avec une majorité réduite de neuf voix. Elle a promis un « green deal » (plan d’investissement durable de 1 000 milliards d’euros) visant à faire de l’Europe « le premier continent neutre » en carbone en 2050. Elle s’engage également pour une commission paritaire, un droit d’asile européen, la reconnaissance intégrale du droit d’initiative du Parlement européen, une nouvelle convention sur l’avenir de l’Europe, un système de réassurance chômage européen pour aider les pays en crise, l’instauration d’un salaire minimum, la taxation des multinationales présentes dans l’Union, la création d’un budget de la zone euro, ou encore la fin de l’unanimité des États sur les dossiers fiscaux.
La commission Von der Leyen confirmée par le Parlement européen
En novembre dernier, la nouvelle Commission européenne présidée par Ursula von der Leyen a remporté mercredi le vote de confirmation du Parlement européen et sera finalement investie dimanche prochain, avec un mois de retard sur le calendrier initial.
Les députés européens ont approuvé le nouvel exécutif européen par 461 voix contre 157. Il y a eu 89 abstentions. La majorité simple des votants suffisait pour que la commission Von der Leyen soit confirmée.
Le nouveau collège des commissaires aurait dû prendre ses fonctions le 1er novembre, mais le rejet au Parlement européen de trois commissaires désignés par les Etats membres, dont la Française Sylvie Goulard, a retardé le processus.
Von der Leyen, désignée par les chefs d’Etat et de gouvernement européens pour succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne pour les cinq années à venir, avait elle même été confirmée de justesse en juillet dernier au Parlement, obtenant 383 voix, neuf de plus seulement que le minimum requis.
Âgée de 61 ans, l’ancienne ministre allemande de la Défense et proche d’Angela Merkel est la première femme à avoir été élue à la présidence de la Commission européenne. Avec 13 femmes commissaires sur 27, sa commission est aussi la plus paritaire de l’histoire européenne.
Dans son discours préalable au vote de confirmation, elle a déclaré mercredi devant les députés européens que le combat contre le changement climatique était un défi « existentiel » pour l’humanité.
La conservatrice allemande a ajouté qu’elle garantirait suffisamment de ressources budgétaires pour aider les Etats membres à s’adapter aux mutations nécessaires, notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d’énergies fossiles.
« Nous n’avons plus un instant à perdre dans le combat contre le changement climatique », a-t-elle dit, indiquant que l’UE serait en 2050 le premier continent à avoir atteint la « neutralité carbone ».
« Cela nécessitera des investissements massifs », a-t-elle souligné.
A l’avenir, a-t-elle dit, l’UE imposera des clauses de protection de l’environnement dans tous les accords commerciaux qu’elle négociera. La Banque européenne de l’investissement deviendra la banque chargée de la transition climatique de l’UE.
Mais la transition vers une « neutralité climatique », a-t-elle poursuivi, devra être conduite d’une « manière soutenable », condition nécessaire, a-t-elle souligné, pour obtenir l’adhésion des populations, des régions et des Etats qui dépendent encore largement du charbon.
« Il faut que ce soit inclusif, sinon, ça n’aura pas lieu », a-t-elle dit.
Dans un message adressé à la Pologne et à la Hongrie, en conflit avec Bruxelles sur le respect des normes démocratiques, elle a par ailleurs déclaré qu’elle ne transigerait pas avec l’état de droit.
Sur la question des règles de convergence budgétaire, elle a estimé que les Etats de l’UE devaient mettre à profit « la souplesse autorisée par le pacte de stabilité et de croissance pour donner le temps et l’espace nécessaire pour que nos économies se développent ».
L’obstacle parlementaire passé, le nouveau collège des commissaires va pouvoir se mettre au travail. La lutte pour le climat, les réformes économiques et la question migratoire sont parmi ses priorités.
La commission Von der Leyen aura aussi affaire avec le Brexit. Le dossier est pour l’heure en suspens, le temps de la campagne en vue des élections législatives anticipées du 12 décembre prochain au Royaume-Uni, mais reviendra très vite sur la table. Plusieurs fois repoussée, la date du divorce est pour l’heure fixée au 31 janvier prochain.
La nouvelle présidente de la Commission a indiqué qu’elle serait toujours dans le camp des « Remainers ».
Elle a également indiqué que la porte de l’UE restait ouverte aux pays des Balkans, un autre sujet de contentieux très fort parmi les Européens.
La France notamment refuse que l’Albanie et la Macédoine du Nord entrent dans le bloc communautaire tant qu’il n’aura pas revu ses règles de fonctionnement; Angela Merkel a réaffirmé mercredi matin, au moment où Von der Leyen parlait devant l’hémicycle de Strasbourg, que les Européens devaient dire aux pays des Balkans qu’il existe une perspective d’adhésion.
Ursula von der Leyen donne le coup d’envoi de son « pacte vert »
Ursula von der Leyen, a donné mercredi le coup d’envoi de son « pacte vert » pour lutter contre le changement climatique, qui suscite déjà des réserves en Europe orientale.

La nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (photo), a donné mercredi le coup d’envoi de son « pacte vert » pour lutter contre le changement climatique, qui suscite déjà des réserves en Europe orientale. /Photo prise le 11 décembre 2019/François Lenoir
Ce pacte, premier chantier de sa présidence présenté à la veille d’un Conseil européen, définit la marche à suivre pour faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici à 2050.
Le projet doit être débattu jeudi à Bruxelles par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, mais la Pologne, la Hongrie et la République tchèque l’ont d’ores et déjà contesté, selon des diplomates et des documents consultés par Reuters.
« Nous sommes aujourd’hui au début d’un voyage (…) C’est un peu notre ‘premier homme sur la Lune’, » a déclaré Ursula von der Leyen, s’adressant à la presse avant de présenter son projet au Parlement européen.
« Le pacte vert européen est très ambitieux, mais ses conséquences et celles de chacune des mesures que nous prendrons seront évaluées avec soin », a-t-elle assuré.
Son équipe présentera en mars la première « législation européenne sur le climat » pour inscrire l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 dans la loi.
Elle proposera par ailleurs au cours du premier semestre 2020 de porter l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre à 50% « au moins » d’ici 2030, alors qu’il est actuellement de 40%.
La Commission recommande la mise en place d’un « mécanisme de transition juste » doté de 35 milliards d’euros pour soutenir « les régions qui dépendent tout particulièrement d’activités à très forte intensité de carbone ».
« Le pacte vert pour l’Europe est notre nouvelle stratégie de croissance, pour une croissance qui donne plus qu’elle ne prend. Il décrit comment transformer notre mode de vie et notre façon de travailler, de produire et de consommer afin de vivre en meilleure santé et de rendre nos entreprises innovantes », explique sa présidente dans un communiqué.
Ursula von der Leyen table sur 100 milliards d’euros d’investissements pour aider les Etats membres à renoncer aux énergies fossiles. Elle propose en outre d’instaurer une taxe carbone pour les importations polluantes.
« Enfin, l’UE se réveille face aux inquiétudes croissantes du public concernant l’urgence planétaire », a commenté Jagoda Munić, directrice pour l’Europe des Amis de la Terre.
« Les promesses sont toutefois trop peu nombreuses et trop limitées. Nous allons droit vers la catastrophe écologique et climatique et la Commission européenne change doucement de vitesse, alors qu’il faudrait freiner des quatre fers », a-t-elle ajouté.
« Alors que la crise climatique s’accélère, la Commission européenne s’embourbe dans une course de lenteur. Les objectifs retenus sont incompatibles avec les dernières recommandations scientifiques », a quant à lui jugé Clément Sénéchal, chargé de campagne Climat à Greenpeace France, dans un communiqué.
L’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 sera l’un des points les plus délicats du Conseil européen de jeudi et vendredi. Tous les Etats membres y adhèrent, à l’exception de la Pologne, de la République tchèque et de la Hongrie.
« La République tchèque veut également atteindre la neutralité carbone, mais nous n’y parviendrons pas sans le nucléaire. L’UE doit reconnaître le nucléaire comme source d’énergie sans émission. Qui plus est, le coût de la neutralité carbone sera énorme », écrit le Premier ministre tchèque Andrej Babis sur Twitter.
Les Etats membres ont par ailleurs rejeté mercredi un accord de compromis trouvé entre la présidence finlandaise de l’UE et le Parlement européen sur une classification des produits financiers « verts » et « durables », un marché évalué à 180 milliards d’euros.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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