Ukraine-Une attaque russe fait 20 morts à Zaporijjia, passe d’armes Zelensky-Trump
par Sergiy Chalyi et Max Hunder
ZAPORIJJIA, Ukraine, 10 octobre(Reuters) – Vingt personnes, dont trois enfants, ont été tuées samedi lors d’une attaque russe contre la ville de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, au lendemain de l’annonce par le président américain Donald Trump d’un accord levant les sanctions sur le diesel russe, un revers majeur pour Kyiv.
Une fillette de six ans figure parmi les victimes d’une frappe qui a réduit une partie d’un immeuble résidentiel à l’état de gravats.
Dix-huit autres personnes ont été blessées dans cette attaque contre Zaporijjia, ville industrielle dont la périphérie se situe à moins de 30 km de la ligne de front.
« Aujourd’hui, la Russie a fêté la levée des sanctions sur les exportations de diesel en larguant cinq bombes planantes sur des immeubles résidentiels à Zaporijjia », a déclaré le président ukrainien Volodimir Zelensky, dans l’une de ses critiques les plus virulentes à ce jour à l’encontre de la Maison blanche.
Donald Trump a rétorqué que Volodimir Zelensky « ferait mieux d’arrêter immédiatement » de bombarder les raffineries russes, ajoutant : « Je suggère qu’ils (les Ukrainiens, NDLR) se trouvent un nouveau dirigeant capable de conclure un accord. »
L’attaque russe de samedi est la dernière en date d’une série de frappes particulièrement meurtrières en Ukraine ces dernières semaines. Près de 80 civils ont été tués lors de frappes russes mercredi et jeudi, dont au moins 30 dans un bombardement contre la ville-garnison de Kramatorsk, dans l’est du pays, et 22 autres dans une attaque de missile contre la ville de Pryluky, située à environ 130 km à l’est de Kyiv.
Le gouverneur local, Mykhaïlo Semikine, a déclaré que la Russie avait frappé plusieurs sites simultanément dans les premières heures de samedi.
Des secouristes ont progressé à travers les décombres pour extraire vivants d’autres habitants de l’immeuble. Un homme, dont la jambe était coincée sous les gravats, criait de douleur pendant qu’il était dégagé.
« D’AUTRES SIGNAUX SONT NÉCESSAIRES »
Zaporijjia, qui comptait plus de 700.000 habitants avant la guerre, est régulièrement visée par les bombardements russes, dont l’intensité s’est accrue au cours des derniers mois.
« La nuit dernière a constitué une nouvelle confirmation que la Russie considère tout allègement de la pression comme un signal lui permettant soi-disant de continuer à faire la guerre, de continuer à larguer des bombes sur les villes. D’autres signaux sont nécessaires », a déclaré Volodimir Zelensky.
Une attaque de missile menée samedi après-midi a également frappé un restaurant à Kyiv, blessant sept personnes.
Des drones russes ont survolé la capitale ukrainienne tout au long de la journée dans le cadre d’une nouvelle vague massive de bombardements, la plus importante depuis les premiers jours de la guerre.
Le ministère russe de la Défense a déclaré samedi en début se soirée que ses drones avaient frappé plus tôt un centre de traitement de données à Kyiv ainsi qu’un cargo transportant des fournitures militaires vers le port ukrainien d’Odessa.
Dans un communiqué, il a ajouté que le site de Kyiv était utilisé par les forces armées ukrainiennes pour collecter, traiter et stocker des renseignements. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier ces informations dans l’immédiat.
La décision de Donald Trump de lever les sanctions sur les exportations de diesel russe intervient alors que son administration cherche à enrayer la hausse des prix des carburants, qui ont bondi dans le contexte du conflit opposant les États-Unis à l’Iran.
Kyiv avait au contraire exhorté Washington à accroître la pression sur la Russie afin de la contraindre à engager de véritables négociations pour mettre fin à la guerre, qui dure depuis quatre ans et demi.
L’ACCORD SUR LE DIESEL A PRIS KYIV PAR SURPRISE
Donald Trump a en outre critiqué les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, estimant qu’elles avaient contribué à faire grimper les prix mondiaux. Kyiv dit vouloir un arrêt total des attaques visant les infrastructures énergétiques des deux camps, alors que Moscou continue de pilonner le réseau électrique ukrainien.
Samedi, plusieurs secteurs de Kyiv et de sa région ont été privés d’électricité, provoquant l’arrêt complet du métro de la capitale pour la deuxième fois de la semaine.
Ces dernières frappes sont intervenues après des discussions à Miami entre responsables ukrainiens et européens et négociateurs américains, vendredi, en vue d’élaborer une proposition commune pour mettre fin à la guerre, selon une source proche du dossier.
L’agence de presse officielle russe Tass, citant une source, a rapporté samedi que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner pourraient se rendre à Moscou au cours des deux prochaines semaines.
Donald Trump a annoncé l’accord sur le diesel alors que les négociations de vendredi étaient en cours, une décision qui, selon Volodimir Zelensky, a pris Kyiv par surprise.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré, à l’issue d’un entretien téléphonique avec son homologue américain, qu’une reprise immédiate des pourparlers de paix était peu probable, invoquant les attaques de drones ukrainiens contre Moscou.
Par ailleurs, quatre civils ont été tués et cinq autres blessés à la suite d’attaques ukrainiennes contre la région de Louhansk, sous contrôle russe dans l’est de l’Ukraine, a déclaré samedi le gouverneur local installé par Moscou.
Reuters n’a pas été en mesure de vérifier cette information de manière indépendante et l’Ukraine n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.
(Sergiy Chalyi à Zaporijjia et Max Hunder in Lviv, avec Dan Peleschuk, Susan Heavey et Steve Holland à Washington, version française Nicolas Delame et Benjamin Mallet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

