En Allemagne, Scholz s’engage à durcir les règles en matière d’asile après l’attaque de Solingen
Le chancelier Olaf Scholz s’est engagé lundi à endiguer l’immigration irrégulière en Allemagne lors d’une visite à Solingen, où trois personnes ont été tuées et huit autres blessées dans une attaque au couteau revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).
« C’était du terrorisme, du terrorisme contre nous tous », a-t-il déclaré à des journalistes après avoir déposé des fleurs sur le site de l’attentat survenu vendredi soir dans cette ville de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest), lors d’un festival.
Un Syrien de 26 ans, arrêté samedi, a avoué être l’auteur des agressions. Il était depuis 2022 en Allemagne, où il avait déposé une demande d’asile. L’EI l’a présenté samedi comme l’un de ses « soldats », une allégation qui reste à confirmer.
A l’approche d’élections régionales dans l’est de l’Allemagne, la coalition au pouvoir est en difficulté, critiquée quant à l’arsenal législatif et réglementaire en matière d’immigration, notamment sur les demandes d’asile et les expulsions de personnes en situation irrégulière.
Le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) est en tête des sondages pour le scrutin prévu dimanche en Saxe et en Thuringe, et au Brandebourg le 22 septembre.
« Nous devrons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garantir que ceux qui ne peuvent pas et ne sont pas autorisés à rester en Allemagne soient rapatriés et expulsés », a souligné le chancelier allemand.
Il a affirmé que le suspect était un « cas Dublin », en référence au règlement du même nom de l’Union européenne selon lequel les demandeurs d’asile doivent déposer leur requête dans le pays d’entrée au sein de l’espace Schengen.
Selon des médias allemands, les autorités entendaient expulser le ressortissant syrien en 2023, mais la procédure avait échoué car l’homme ne se trouvait pas dans le foyer de réfugiés où il était normalement hébergé.
(Reportage Rachel More, version française Diana Mandiá, édité par Sophie Louet)
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