Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

L’Europe finit en petite baisse, la pression sur l’obligataire et le pétrole continue

PARTAGER SUR :

par Augustin Turpin

19 août (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse légère mercredi tandis que Wall Street évoluait dans le vert à mi-séance, les investisseurs se détournant de l’impasse diplomatique au Moyen-Orient pour se concentrer sur les résultats d’entreprises, en attendant le compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed), tandis qu’une intervention du Trésor américain a en partie apaisé les tensions sur le marché obligataire.

À Paris, le CAC 40 a terminé sur une petite baisse de 0,09% à 7,45 points, après avoir évolué dans le vert en séance. Le Footsie britannique a perdu 0,14%, tandis que le Dax allemand a terminé sur une quasi-stabilité (+0,01%).

L’indice EuroStoxx 50 a perdu 0,22%, le FTSEurofirst 300 0,09% et le Stoxx 600 0,02%.

Le département américain du Trésor a annoncé mercredi qu’il allait faire passer le ​montant des opérations de rachat sur les obligations ‌à long termes de 2 à 4 milliards de dollars au moins par opération. La mesure s’appliquera aux segments de obligations à ​10 et 20 ans ainsi qu’à ceux des 20 et ⁠30 ans, et prendra effet du 9 septembre au 4 novembre, a-t-il précisé dans un communiqué.

L’annonce intervient au lendemain d’une séance de fortes tensions sur le marché obligataire, ‌alors que les craintes d’une escalade imminente de la guerre ‌entre les États-Unis et l’Iran reprennent du terrain, tandis que la détérioration de la situation budgétaire américaine, dont la dette publique, suscitent également des inquiétudes.

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi qu’aucune négociation n’était en cours avec l’Iran, mais a contredit les affirmations de Téhéran en insistant sur le fait que le détroit d’Ormuz était ouvert. Le nombre de navires l’ayant traversé est tombé à six mardi contre neuf lundi, avec une moyenne mobile de 11 sur 10 jours, ​selon des données préliminaires publiées mercredi.

« Ce que nous avons vu au cours des derniers jours, c’est que la partie longue du marché obligataire se vendait évidemment et devenait potentiellement quelque peu problématique pour la répercussion sur d’autres classes d’actifs », explique Jeremy Stretch, responsable de la stratégie FX G10 chez CIBC.

« Donc, clairement, (le Trésor) doit être conscient de ces risques et a apporté des ajustements. C’est pourquoi nous voyons maintenant les rendements des bons du Trésor américain à 30 ans chuter fortement et le dollar se déprécier », ajoute-t-il.

L’inflation persistante alimentée par la guerre au Moyen-Orient reste au centre des préoccupations, les investisseurs analysant les résultats des détaillants américains pour y discerner les effets du conflit sur la consommation dans la première économie mondiale, en attendant la publication des « minutes » de la réunion de juillet de la Fed.

La banque centrale avait alors maintenu ses taux inchangés ⁠mais son nouveau président, Kevin Warsh, a surpris les marchés en donnant peu d’indices sur la politique de l’institution si l’inflation venait à durer.

Les opérateurs prévoient que la Fed relèvera au moins une fois les taux de 25 points de base d’ici la fin ⁠de l’année, selon des données de LSEG.

VALEURS

Le groupe industriel danois FLSmidth & Co a progressé de 6,3%, en tête du STOXX 600, après un chiffre d’affaires du deuxième trimestre supérieur aux estimations des analystes.

Toujours à Stockholm, le brasseur Carlsberg, qui a fait état d’un résultat d’exploitation inférieur aux prévisions, a fini sur une baisse de 2,1%.

Sur le plan sectoriel, le compartiment des ressources de base a mené les gains (+3,25%), tandis que ceux de la défense et de l’aérospatiale et des banques ont été à la peine. A la Bourse de Paris, Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas ont notamment reculé de 2,3% à 3,7%.

A WALL STREET

A l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones progresse de 0,30%, le Standard & Poor’s 500 de 0,43% et le Nasdaq Composite de 0,38%.

LES INDICATEURS DU ⁠JOUR

L’inflation en Grande-Bretagne a ‌accéléré comme prévu +0,3% sur un mois et +2,9% sur un an en juillet, pour atteindre son plus haut niveau depuis quatre mois, alimentée par la flambée des factures d’énergie des ménages, selon les ⁠statistiques officielles.

En zone euro, l’inflation a également accéléré en juillet, conformément à la première estimation et aux attentes des économistes interrogés par Reuters, d’après les données définitives publiées par Eurostat.

TAUX/CHANGES

Les ​rendements des obligations de la zone ​euro ont poursuivi leur hausse et ont atteint des records de plusieurs années, avant de reculer lorsque le Trésor américain a annoncé un soutien supplémentaire en matière de liquidités pour les titres à long terme.

Le Bund allemand à dix ans a gagné 0,5 point ​de base (pb) à 3,2651%, après avoir touché un record de 15 ans à 3,275%. Le deux ans a pris 1,4 pb à 2,8577%.

Le rendement de l’OAT à dix ans a atteint son plus haut niveau depuis 2008 en dépassant les 4,13% pour finir sur un gain de 0,2 pb à 4,1136%. Le deux ans a pris 0,9 pb à 3,0510%.

Outre-Atlantique, ‌le Treasuries à dix ans recule de 4,2 pb à ​4,6644% à l’heure de la clôture en Europe, tandis que le deux ans prend 1,7 pb à 4,1918%.

« Les investisseurs sont très préoccupés par la viabilité de la dette des États à travers le monde, en particulier dans les marchés développés », explique Michael Weidner, ​codirecteur de la division « Global Fixed Income » chez Lazard Asset Management.

Il prévient également que la faiblesse de la liquidité du marché pendant l’été pourrait encore accentuer les fluctuations obligataires.

L’annonce du Trésor pèse aussi sur le dollar, qui perd 0,76% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro gagne 0,79% à 1,1665 dollar.

La livre sterling gagne 0,58% face au dollar mais perd 0,21% face à l’euro.

PÉTROLE

Le pétrole grimpe et reste proche d’un record de trois semaines, en raison des incertitudes liées au transit maritime dans le détroit d’Ormuz et d’autres perturbations persistantes de l’approvisionnement.

Le Brent progresse de 1,4% à 92,29 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 1,75% à 86,43 dollars.

« Les contrats à terme (…) restent soutenus par les tensions géopolitiques qui persistent au Moyen-Orient, maintenant avec les EAU déclarant avoir coupé tous les liens financiers avec l’Iran à cause des dernières attaques de missiles », explique Dennis ⁠Kissler, vice-président chez BOK Financial.

« La confiance dans la sécurité des transits maritimes reste faible, les volumes de transport se situant toujours bien en-deçà des niveaux habituels. Cette incertitude persistante continue d’entretenir une prime de risque géopolitique intégrée au prix du pétrole », selon Tim Waterer, analyste chez KCM.

MÉTAUX

Le cours de l’or bondit pour atteindre son plus haut niveau depuis plus de deux mois et demi, après les mesures du Trésor américain de soutien à ​la liquidité.

Le métal jaune grimpe de 3,64% et ressort à 4.180,19 dollars l’once à 15h45 GMT. L’argent prend 3,98% à 65,81 euros l’once.

A SUIVRE JEUDI ​20 AOÛT:

LA SITUATION SUR LES MARCHÉS

(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)

(Rédigé par Augustin Turpin)

tagreuters.com2026binary_LYNXMPEM7I10X-FILEDIMAGE

POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?

Le Journal Chrétien est le premier pure-player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet. Il offre au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
Face à l'hégémonie de grands groupes de médias détenus par des milliardaires ou à des multinationales très puissantes, la montée en puissance du Journal Chrétien depuis sa création en 2003 permet aux citoyens d’avoir accès à une information libre de tout conflit d’intérêt.

Le Journal Chrétien est un média :

- Indépendant. Nous ne recevons aucune aide de l’Etat, nous n’appartenons pas un grand groupe ni à une église. De ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons est exempt d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Gratuit. Le Journal Chrétien produit chaque jour des articles, enquêtes et reportages sur les enjeux religieux, économiques, politiques, environnementaux et sociaux qui intéressent un large public. Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde. Nous considérons que s’informer est un droit essentiel, nécessaire à la compréhension du monde et de ses enjeux. Ce droit ne doit pas être conditionné par les ressources financières de chacun.
- Sans publicité.  Nous estimons que la publicité a tendance à distraire le lecteur et à favoriser la surconsommation. Le journal n’affiche donc strictement aucune publicité. Cela garantit l’absence de lien financier avec des entreprises, et renforce d’autant plus l’indépendance de la rédaction.
- Diffusé à la télévision sur le réseau de l'opérateur Free (canal 483) par sa chaîne Chrétiens TV, qui est née avec l'idée de proposer une programmation protestante de référence, en permettant aux chrétiens d'être édifiés dans leur foi par des enseignements émanant des églises enracinées dans la saine doctrine.

Alors si vous estimez comme nous que notre plateforme chrétienne est indispensable, nous vous implorons de continuer à nous soutenir sur https://www.jefaisundon.com

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS