Etats-Unis: Un comité du Congrès rend publiques les déclarations fiscales de Trump
(Reuters) – Un comité de la Chambre des représentants américaine, à majorité démocrate, a rendu publiques vendredi les déclarations fiscales de l’ancien président républicain Donald Trump, pour la période 2015-2020, au terme d’une longue bataille de procédures arbitrée par la Cour suprême.
Le Comité des voies et moyens (« ways and means committee ») a notamment compétence sur les affaires fiscales aux Etats-Unis. Son président, Richard Neal, réclame depuis 2019 la publication des déclarations d’impôts de Donald Trump, invoquant la nécessité pour le Congrès d’examiner la validité des législations fédérales sur la situation fiscale des présidents et d’élaborer des règles éthiques en la matière.
Contrairement à ses prédécesseurs, Donald Trump, président de janvier 2017 à janvier 2021, s’est toujours refusé à dévoiler ses déclarations fiscales et a formé de nombreux recours juridiques pour contrecarrer la requête de Richard Neal.
La Cour suprême a rejeté en novembre dernier un ultime recours de l’homme d’affaires de 76 ans, ouvrant la voie au transfert des documents.
Il apparaît notamment que Trump n’a pas acquitté d’impôts en 2020 malgré des millions de dollars de revenus. Sur la période concernée – 2015-2020 -, l’assujettissement à l’impôt paraît plus que fluctuant pour le couple Trump, avec des déductions considérables voire des exemptions.
Le temps était compté pour les démocrates, qui céderont les rênes de la Chambre des représentants en janvier aux Républicains, vainqueurs d’une courte tête aux élections de mi-mandat de novembre dernier.
Ce dernier rebondissement en date de la guerre entre les parlementaires démocrates et Donald Trump, qui brigue de nouveau la Maison blanche, est un nouveau coup porté au magnat.
La commission d’enquête de la Chambre des représentants sur l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021 a recommandé ce mois-ci l’inculpation de l’ancien président pour plusieurs chefs de « conspiration ».
(Reportage Moira Warburton, version française Sophie Louet, édité par Jean-Stéphane Brosse)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



